A quelques pas de là…

« Il ne faut jamais ternir sa mauvaise réputation. » [A. Chavée]

Posted on: 25/05/2011

ou « L’affaire Dominique Strauss-Kahn »

Je dois avouer qu’entre ça et la mort de « Big B », j’ai l’impression d’être au bon endroit, au bon moment.

Tout a commencé la 15 mai dernier. 9h du mat’, réveil, et un email (1) assez singulier : « Bon… Eh bien là… Avec ce que nous avons appris ce matin en nous réveillant, je crois que vous allez pouvoir nous donner les réactions des autochtones… On ne doit pas avoir la cote… » Paniquée, je me rends sur cnn.com pour tâcher de comprendre de quoi il s’agissait. Les gros titres de CNN ce jour-là ? Une déclaration du Président Obama, des nouvelles de la situation en Syrie, et un récapitulatif « Ira ? Ira pas ? » des candidats à la présidentielle américaine de 2012. Ce n’est qu’un peu plus bas que je repère un lien vers un article portant ce titre : « Le Président du FMI arrêté pour tentative de viol ». Choc et consternation. Loin de faire les gros titres, cet article figurait pourtant en quatrième position des articles les plus lus sur cnn.com ce jour-là. Derrière « Rebecca Black, enceinte » (2) et « L’Anglaise décapitée dans l’attaque d’un supermarché a été identifiée ». Sans commentaire. Ce jour-là, la plupart des médias traitaient l’événement de la même façon:

  • Le président du FMI a été accusé de viol par une femme de chambre du Sofitel de New York

  • Il a été arrêté juste à temps, à bord d’un avion à destination de l’Europe

  • Il était en pleine gestion de la crise économique et monétaire qui frappe les pays européens

  • Il était considéré comme un sérieux candidat à l’élection présidentielle française

Un traitement de l’information plutôt neutre et factuel, donc. Quant aux réactions des Américains eux-mêmes ce jour-là, je m’attendais à des commentaires du style : « Un maniaque sexuel candidat à la présidentielle ? Ça en dit long sur la mentalité des Français. » Non-non. Les commentaires soulignaient plutôt le fait que ce n’était pas la première fois que DSK faisait une « incartade », et que cette fois-ci comme la précédente, il allait sans doute s’en tirer, puisque, de toute évidence et depuis toujours, tous sont égaux devant la justice, mais certains sont plus égaux que d’autres. Même lorsque des médias à tendance plutôt « scandaleuse » titraient : « Le président du FMI a voulu sodomiser une femme de chambre », les Américains ne tombaient pas dans l’amalgame facile. Les Américains d’origine grecque et portugaise remarquaient que ce n’était pas une surprise, puisqu’il était en train de sodomiser le Portugal avec son plan économique, tout comme il avait sodomisé la Grèce peu auparavant.

Avec le temps, les médias ont commencé à s’intéresser au côté très français de cette histoire. Les correspondants aux Etats-Unis des grandes chaînes ont été invités sur les plateaux de télé pour expliquer qu’en France, du moment qu’un politique fait bien son travail de politique, son comportement personnel importe peu aux citoyens. « Si mon maire est un bon maire, peu m’importe qu’il change de femme tous les ans » philosophait, dans un anglais impeccable, le journaliste français Franck Arnaud (?). Aux Etats-Unis en revanche, le politique doit avoir un comportement irréprochable, y compris dans sa vie privée. « Si un politique changeait de femme tous les ans, les Américains seraient là : « Euh… On vous a élu pour quoi déjà ? Pour vous occuper de nos problèmes, ou pour faire le beau à la recherche d’une nouvelle compagne ? » » m’expliquait ainsi un ami.

Les commentateurs ont aussi commencé à souligner la différence de traitement médiatique et judiciaire. En France, l’enquête serait probablement tenue confidentielle : « On se rappelle de la mort de la princesse Diana, et du silence complet des enquêteurs avant le rapport final. » commentait ainsi la journaliste de CNN. Aux Etats-Unis, en revanche, le droit à l’information prime : les avancées de l’enquête sont révélées au grand public au fur et à mesure. Les médias sont également très agressifs vis-à-vis de DSK et de son entourage : ils n’hésitent pas à faire le siège de son appartement pour obtenir un cliché, une vidéo, une déclaration inédite. Puisque les détails de l’enquête sont connus de tous, ce sont ces petits éléments qui font la différence. En revanche, hors de question de révéler le nom et le visage de la victime présumée. Dans ce type d’affaires, les médias se font un devoir de préserver son anonymat, et s’astreignent au silence le plus complet la concernant. C’est là, pour eux, que réside la limite entre le droit à l’information et la chasse aux scoops. Vous imaginez donc sans peine la grande émotion, pour ne pas dire l’indignation des médias américains lorsque le nom de la victime présumée et sa photo Facebook ont été publiés par les médias français (3).

Les jours passant, la réserve des premiers temps a fait place à un traitement que je qualifierais de moins neutres. Le “District Attorney” (D.A., l’équivalent du procureur de la République) a par exemple déclaré : « Le Grand Jury […] a étudié les preuves fournies par les procureurs travaillant sous mes ordres et les ont trouvées suffisantes pour mettre en examen Dominique Strauss-Kahn pour relation sexuelle forcée et non-consentie. Aux Etats-Unis, la loi considère ce genre de crime comme extrêmement grave. » Aux Etats-Unis, hein ? Parce qu’ailleurs, non, par exemple ?

Les commentateurs ont également commencé à émettre des hypothèses sur la ligne de défense que l’avocat de Dominique Strauss-Kahn adopterait. « Il se peut que l’avocat de la défense base sa plaidoirie sur la différence entre la loi américaine et la loi française, expliquant ainsi que M. Strauss-Kahn ne savait pas que ce genre d’acte constituait un crime aux Etats-Unis, encore moins un viol. » Bien sûr. Parce qu’en France, par exemple, c’est tout à fait légal, et même encouragé.

Enfin, les médias se sont attardés sur la réaction des Français, et ce sondage d’opinion qui montre que 57% des Français pensent que DSK est « victime d’un complot ». (4) « Intéressant.» commentent les journalistes de tout bord, avant de s’attarder sur les récents développement de l’enquête : bien avant que cette affaire n’éclate, Dominique Strauss-Kahn, « en manque de compagnie », aurait appelé la réceptionniste du Sofitel pour lui demander de se joindre à lui. Les tests ADN ont confirmé que le sperme retrouvé sur les vêtements de la victime présumée appartenait à DSK. La juxtaposition des deux informations (l’incrédulité des Français d’un côté et les preuves qui s’accumulent de l’autre) me semble une manœuvre subtile, qui ne devrait pas se révéler à l’avantage de mes concitoyens.

« Tu sais », me confiait un ami, « je ne suis pas sûr que Strauss-Kahn s’en sorte. Il va être jugé par un jury populaire, d’Américains de New York… Pour moi, ils vont être d’autant plus sévères que DSK est étranger. A mon avis, leur raisonnement va être de se demander : « Pour qui il se prend, Strauss-Kahn ? Il croit qu’il peut venir ici, violer nos femmes, et s’en sortir indemne ? » Cette remarque m’a conduite à me demander si tout le tapage médiatique empêcherait Strauss-Kahn d’avoir un procès équitable. C’est un journaliste de CNN qui m’a apporté la réponse : « Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’avant tout cette affaire 99% des New Yorkais ignoraient complètement jusqu’à l’existence de Dominique Strauss-Kahn. » Ah oui. Évidemment, vu comme ça.

Bien sûr, ce pourcentage est sans doute moins important maintenant, mais il n’empêche que ce journaliste a raison : la plupart des Américains ne regarde pas les chaînes informations. Il n’y a pas de J.T. comme en France, et à moins d’être particulièrement masochiste, un Américain ne va pas, de son plein gré, allumer CNN. En effet, lorsqu’on y réfléchit bien, que voit-on sur les chaînes d’infos ? Des catastrophes naturelles, des mauvaises nouvelles ou de la politique. Pour les Américains, les deux premières sont déprimantes, la troisième est, au mieux inutile, au pire source de conflit entre amis ou membres de la même famille.

Et DSK dans tout ça ? Il y a fort à parier que pendant que vous et moi passions notre temps à faire des ronds dans l’eau autour de cette affaire, les membres des classes populaires qui feront partie du jury à son procès étaient concentrés sur le trafic, sur l’autoroute, sur les coups de 6h du matin pour arriver au travail entre 7h30 et 8h. Ou qu’ils finissaient leur nuit, les uns contre les autres, dans une rame grise du métro new yorkais, espérant arriver à l’heure. Question de priorité…

(1) Pour toutes remarques ou questions : aquelquespasdela@live.com, ou les commentaires 🙂

(2) « Rebecca Black est une chanteuse pop américaine, née le 21 juin 1997. […]. Son single Friday, sorti en 2011, est devenu un [phénomène internet] après que la plupart des critiques musicales et du grand public ont considéré cette chanson comme la pire de tous les temps. »

(3) … qui, pris la main dans le sac, se renvoient la balle pour savoir qui a fauté en premier. Le Monde pointe du doigt SlateAfrique, qui évoque à son tour « plusieurs sites d’informations en français ».

(4) http://fr.news.yahoo.com/affaire-dsk-complot-vent-poupe-194922553.html


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8 Réponses to "« Il ne faut jamais ternir sa mauvaise réputation. » [A. Chavée]"

Merci pour ce point de vue …vu des USA…de l’interieur du pays avec un regard exterieur toutefois …
*Le complot viendrait-il des ennemis de DSK en Europe …si oui , ce sera un « non-français » qui lui succèdera au FMI …
*Un français /un politique peut-il organiser un tel complot ( dans le PS…pour avoir plus de chance de l’emporter aux primaires socialistes ?
*Les américains ( qui parmi eux et pourquoi) en tireraient-ils profit ?
Bref : « A qui profite le crime ? »
Ou bien DSK est-il un homme mal équilibré d’un point de vue sexuel ?
Certains prétendent qu’un homme intelligent ne peut prendre le risque de mettre à mal sa vie pour des raisons de non-contrôle pulsionnel / sexuel …
Je crois aussi que certaines personnes peuvent « ne pas penser avec raison » (!) aux conséquences d’un acte dit « sexuel » !
J’ai en tête le fait que parfois certains humains -homme ou femme- oublient de se protéger (cf:preservatif) alors que le risque existe …et que le sida ou les M.S.T restent un danger …qui se transformer en drame ..ou ..pas …suite à un instant d’égarement …de mise en confiance …du style « cela n’arrive d’aux autres … » Bref…pas simple …
Un journaliste français (J.P Gauffre pour ne pas le cité)a dit : »DSK s’est fait prendre le doigt ds le pot de confiture qu’il voulait atteindre en ayant grimpé sur un tabouret …quelqu’un a poussé le tabouret pour que DSK en tombe ..oui mais qui !?
Modestes pensées d’une fourmie française 🙂

Hm… Vu d’ici, l’homme est coupable, coupable, coupable. Même moi, exposée aux médias américains, je ne crois pas à la théorie du complot.

Examinons les faits : on a en face de nous un homme qui, il y a 9 ans, a été accusé de viol par Tristane Bannon (qui n’a toutefois pas porté plainte, et ça, ça me paraît étrange… Lui aurait-on proposé des gros sous ?). Il y a quelques mois, on apprend qu’il a eu une liaison extra-conjugale avec une employée du FMI. Il y a quelques jours, la réceptionniste de l’hôtel déclare que DSK, en mal de compagnie, l’a appelée pour lui proposer de le rejoindre… Sans compter la « fuite » émanant du ministère de l’Intérieur, datant de 2007 et « signalant la présence de M. Strauss-Kahn, surpris en fâcheuse posture dans une voiture, à l’ouest de Paris, dans un haut lieu des rencontres tarifées. » (Source : Le Monde.fr du 24 mai 2001)

Cela, pour moi, est le portrait d’un homme malade, n’ayant pas une relation très saine au sexe et aux femmes.

Le jeune femme de chambre ayant porté plainte est mise sous écoute et surveillance policière. Les mouvements liés à ses comptes en banque sont également surveillés par la police. Tout cela dans le but de déterminer si la jeune femme a été payée pour fournir un faux témoignage… La police prend cette affaire très au sérieux, et entend bien faire la lumière sur ce qu’il s’est passé ce soir-là.

Je ne dis pas que la théorie du complot n’est pas valable, je dis simplement que moi, en présence des éléments mis à ma disposition, je crois l’homme coupable. D’ailleurs DSK ne nie pas la relation sexuelle. Il explique qu’elle était consentie. Mais cela n’explique pas pourquoi il a quitté précipitament l’hôtel après l’acte, en oubliant son téléphone portable (son portable ! On parle du président du FMI qui se rendrait à un meeting d’envergure européenne sans donner à quiconque la possibilité de le joindre).

Et si les socialistes crient au complot, ne serait-ce pas parce qu’ils sont embarrassés lorsqu’il s’agit d’admettre qu’un tel personnage a été des leurs pendant si longtemps, et a été fait Ministre de la République ? Si les Français eux-mêmes crient au complot, ne serait-ce pas parce que cela se passe aux Etats-Unis et que les Français ne portent pas toujours les Américains dans leur coeur ? Aurait-on crié au complot si l’affaire avait eu lieu en Espagne, et que la jeune femme avait été Espagnole ?

pense que lui coupable ….. il doit être malade … le pauvre !!!!!
mdr

voilà ce que pense certains français
Bonjour,
On ne parle plus que de dette histoire, certes elle est réjouissante, par certains aspects, elle intrigue par d’autres. Mais en définitive, elle est surtout nauséabonde
Lorsque j’ai entendu à la Télé que DSK avait été arrêté par la police américaine pour viol d’une femme de chambre, j’en ai été stupéfié. Puis, comme beaucoup, j’ai pensé à un coup monté : fausse déclaration d’une ilote copieusement rétribuée, par la droite, ou la gauche, ou le milieu, ou le FMI ou…ou ?
Mais, quelques instants après, il y a eu des interviews de politiciens. Tous disaient : je connais bien Dominique Straus Kahn, cela ne lui ressemble pas, il n’est pas comme ça. Tous, sauf Marine Le Pen, qui, elle, a dit :
Je n’ai pas été particulièrement étonnée ……tout le monde en parle, il existe des soupçons depuis des années sur les comportements déplacés de Mr Straus Kahn à l’égard des femmes. C’est le secret de polichinelle dans la vie politique française.
J’ai pensé qu’elle dérapait et allait s’attirer des ennuis, et puis….
Et puis, peu à peu, des informations défavorables à DSK ont filtré et se sont accumulées : il semble bien que Marine Le Pen ait dit vrai : tout le monde politicien et journalistique savait que DSK est un individu incapable de résister à ses pulsions sexuelles.
Et, dans tout ce beau petit monde pourri qui savait, personne n’a rien dit : ni les politiques, ni les journalistes.
Tous savaient et tous se sont tus : beau petit consensus dans l’ignoble.
La seule à qui je peux trouver une excuse c’est Marine Le Pen : Si, avant que le scandale éclate, elle avait osé dire « DSK est un satyre », tout le monde politique et journalistique se serait déchainé contre elle, en hurlant à l’antisémitisme Le Penien. Elle aurait été condamnée pour diffamation et DSK aurait joué la vierge offensée.
Les gens ultra friqués et détenteurs de pouvoir n’ont aucune retenue et se croient tout permis, particulièrement dans notre pays : Il ne fait pas de doute que si l’affaire DSK s’était passée en France nous n’en aurions jamais entendu parler. A preuve :
Elle n’a rien dit la maman de la journaliste Tristane Banon, Conseillère générale socialiste de l’EURE, quand en 2002 DSK a essayé de violer sa fille. Elle n’a rien dit et a conseillé à sa fille de ne pas porter plainte.
On imagine les arguments de la maman:
Après tout il a essayé de te violer mais n’a pas abouti, ce n’est donc pas grave. DSK est comme ça, mais c’est un homme charmant. Et puis pense à ma carrière politique qui serait foutue, ne sois pas égoïste
Notre cher petit Nicolas, qui, à son poste, ne pouvait en ignorer, l’a pourtant fait nommer au FMI, pensant se débarrasser d’un concurrent aux prochaines présidentielles. Certes, il en est bien débarrassé, mais à quel prix pour le renom de la France ! Merci, Monsieur le Président, J’espère que les Français vous remercieront définitivement aux élections.
Ils n’ont rien dit les politiciens, soit par solidarité de classe ou de parti, soit, parce que eus mêmes bien bréneux, ils ont intérêt à ne pas se faire remarquer.
Les politiciens socialistes, les mieux placés pour connaître DSK, n’ont bien sur rien dit, ils sont prêts à toutes les ignominies pour arriver au pouvoir : après avoir essayé, aux précédentes présidentielles de faire élire une dinde ignare et mythomane , ils misaient cette fois sur DSK, , bien que sachant qu’il est un obsédé sexuel incapable de résister à ses pulsions, parce que les sondages le donnaient gagnant contre Sarkozy.
Le satyre hors course ils nous proposent , en remplacement, une alcoolo notoire obligée de faire des cures de désintoxication à Merfy , ou un monsieur dame gay luron.
Et la France là dedans ? ils s’en foutent, la seule chose qui compte pour ces rats c’est d’arriver au fromage.
Et les journalistes dont le métier est d’informer et qui savent si bien remuer la merde quand ils le veulent ? Rien ! ils n’ont rien dit, eux non plus, complices des politiciens. Maintenant, ils sont déchainés pour nous parler de l’appartement ou est assigné à résidence le DSK, ce dont nous nous foutons totalement, ou pour pleurer sur leurs petits copains , otages des Talibans.
Oui une histoire nauséabonde

Point de vue très intéressant. Je crois qu’on doit, toutefois, faire attention à respecter la présomption d’innocence. Des gens se sont battus pour qu’on ne soit pas coupable avant d’avoir bénéficié d’un procès équitable.

Cela dit, je rejoins cette personne dans l’indignation qu’elle exprime, la colère même, l’impression que quoi qu’il arrive, on se fait rouler dans la farine, et qu’en plus de ça on ne peut rien y faire. Que chacun essaye de tirer la couverture à soi en oubliant complètement que leur mission première est de servir les citoyens qui les ont élus.

Un véritable scandale et une honte, si on me demande me avis… Oh, mais attendez. On ne me demande pas mon avis.

[…] 2011 : Nafissatou Diallo accuse DSK pour agression sexuelle, tentative de viol et séquestration dans le cadre de l’affaire « du […]

[…] En 2009, Roman Polanski se rend, peinard, à un festival suisse. Et HOP, le v’là sous les verrous. Là, tollé en France dans le petit monde du cinéma. En juin 2010, quatre cent (QUATRE CENT !!) personnalités signent une pétition pour le soutenir. "Comment ? On voudrait renvoyer Ro-Ro aux States ? Pour qu’il assiste enfin à son procès ? C’est un scandale ! Depuis quand un violeur doit-il être jugé pour ses actes ? Scan-da-leux !" (C’est marrant, ça me rappelle un autre tollé pour une autre affaire d’agression sexuelle impliquant les Etats-Unis et un citoyen français… mais laquelle ?) […]

[…] En 2009, Roman Polanski se rend, peinard, à un festival suisse. Et HOP, le v’là sous les verrous. Là, tollé en France dans le petit monde du cinéma. En juin 2010, quatre cent (QUATRE CENT !!) personnalités signent une pétition pour le soutenir. « Comment ? On voudrait renvoyer Ro-Ro aux States ? Pour qu’il assiste enfin à son procès ? C’est un scandale ! Depuis quand un violeur doit-il être jugé pour ses actes ? Scan-da-leux ! » (C’est marrant, ça me rappelle un autre tollé pour une autre affaire d’agression sexuelle impliquant les Etats-Unis et un citoyen français… mais laquelle ?) […]

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