A quelques pas de là…

Divorce et droit de garde : ces pères injustement privés de leurs enfants (ou pas)

Posted on: 10/04/2015

C’est quand même symptomatique. A chaque fois qu’il est fait mention de violences faites aux femmes (au sens large), il se trouve toujours un pingouin ou une pingouine (mais c’est plus rare, ce serait-ce que parce que la langue française n’a pas prévu de mot pour désigner un pingouin femelle), il se trouve toujours une personne, donc, pour déplacer l’attention sur la minorité d’hommes victimes. Oui, l’organisation sexiste de notre société pèse sur les hommes comme sur les femmes. Mais dans la vaste majorité des cas, les victimes du sexisme, ce sont des femmes.

L’une des manières récurrentes de tirer la couverture à soi est de parler de ces nombreux pères chez qui ces méchants juges aux affaires familiales refusent injustement de fixer la résidence principale de l’enfant. Une bonne fois pour toutes, rétablissons la vérité.

Dans 80% des cas, les deux parents sont d’accord sur le lieu de la résidence principale de l’enfant. Le juge homologue leur décision dans 99,8% des cas. Il fixe une résidence chez la mère pour 71% des enfants, la résidence chez le père pour 10% et la résidence alternée pour 19% d’entre eux.

Les cas de désaccord ne représentent que 10% des cas de divorce. Dans ces cas-là, le juge prononce à 63% une résidence chez la mère, à 24% une résidence chez le père, à 12% une résidence alternée. Comparées aux décisions homologuant les choix établis en commun par les parents, lorsque le juge est amené à trancher, il prononce plus de deux fois plus de résidence chez le père (24% contre 10%).

Maintenant, partons du principe que, en cas de désaccord, l’ensemble des résidences fixées chez la mère

relève d’une spoliation du père. Cela supposerait qu’il serait bon et juste d’accorder la résidence principale au père dans la totalité des cas. Vous m’accorderez que c’est compter très large. Même en comptant ainsi, donc, cette spoliation n’intervient que dans 6% de l’ensemble des cas de divorce.

A présent, partons de l’hypothèse plus vraisemblable que, pour les cas de désaccord, il faudrait fixer la résidence principale chez la mère et chez le père à égalité, dans 50% des situations. Dans ce cas, la spoliation des pères intervient dans 2% de l’ensemble des cas de divorce.

Que cela soit dit une bonne fois pour toutes : l’obstacle principal à la fixation de la résidence principale chez le père, c’est le père.

Source : La résidence des enfants de parents séparés, De la demande des parents à la décision du juge, rapport du Ministère de la Justice de novembre 2013

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