A quelques pas de là…

Archive for the ‘Brèves’ Category

Le « whitewashing », littéralement « lavage en blanc », désigne entre autres le fait, pour les médias, de présenter des femmes non blanches d’une manière qui les fasse ressembler à des femmes blanches. Par exemple, dans un film historique dans lequel interviendrait une femme asiatique, cela consisterait à choisir une actrice à la peau très blanche, aux cheveux plutôt bruns que noirs, ondulés plutôt que raides, aux yeux peu bridés, aux traits du visage caucasiens, c’est-à-dire une actrice plus proche de l’idéal de beauté des femmes blanches, en lieu et place d’une femme asiatique.

 

Vous connaissez Alicia Aylies ? Elle est née à Fort-de-France, elle a 19 ans, elle fait des études de droit à l’université de Cayenne, elle a été Miss Guyane avant d’être élue Miss France 2017.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le concours Miss France n’est pas au top du féminisme. Mais j’avais trouvé assez cool que, pour la première fois, une Miss Guyane décroche la fameuse écharpe. En plus, je m’étais dit que, pendant un an, on valoriserait un type de beauté un peu différent de la jeune femme blanche, et que ce serait plutôt pas mal pour toutes les femmes de France. A fortiori, je me disais que cela pourrait être très positif pour les jeunes filles métisses, qui ont peu l’occasion de voir dans les médias un type beauté qui leur ressemble, auquel elles puissent s’identifier.

Et effectivement, pendant quelques mois, on a pu voir défiler les photos d’Alicia Aylies :

(Mes préférées sont celles, prises sur le vif, parues sur les réseaux sociaux, sur lesquelles les cheveux de Miss France sont laissés les plus naturels.)

 

Mais j’ai failli m’étrangler quand j’ai vu la photo de la nouvelle campagne du créateur de bijoux Julien Dorcel :

Mais c’est quoi, ça ? C’est qui, elle ? Il se moque de qui, là, Monsieur Julien Dorcel ? Sur l’échelle du ridicule, il se situe où, le photoshopping d’une femme métisse élue « la plus belle de France » pour la rendre semblable à une blanche à peine hâlée, aux cheveux lisses bouclés au fer à friser ? Elle n’est pas suffisamment jolie, notre Miss France ?

Quand est-ce que les Noires auront enfin le droit d’être noires ?

Publicités
Étiquettes : , ,

Séance de sport de combat ordinaire dans le club où je m’entraîne. Evoquant une agression, l’instructeur nous précise :

Bien sûr, si vous voyez quelqu’un se faire agresser, vous n’êtes pas obligés d’intervenir directement. Vous pouvez crier, appeler les secours… Vous pouvez même avoir de bonnes raisons de ne pas vous en mêler personnellement : si vous n’êtes pas sûr de comprendre la situation que vous voyez, si vous avez l’impression qu’elle est trop dangereuse pour vous…

« Ou si vous êtes une fiotte, ajoute à mi-voix un camarade rigolard.

– Sauf que ça, c’est homophobe, répliqué-je avec un sourire. (Oui, pour une fois, j’avais réagi. Allons ! Une médaille en l’honneur de cet acte solitaire de courage !)

– Non-non ! s’exclame-t-il sur le même ton. Jusqu’aux années 1880, « fiotte » était synonyme de peureux. Nous, quand on était petits, on disait « fiotte » pour dire peureux. Ce n’est que vers 1995 que c’est devenu homophobe ! » précise-t-il.

Ses indications me semblant à la fois trop détaillées et trop vagues, je décide de faire quelques recherches. Se pourrait-il que « fiotte » soit effectivement un synonyme de « peureux » ? Pour une fois que je prenais la parole, me serais-je trompée de cible ? (Ça serait ballot.)

ATILF m’apprend rapidement que le suffixe -otte est un concurrent du suffixe -ette, celui qu’on retrouve dans maisonnette, camionnette, etc. et qui donne une connotation de petite taille : la maisonnette est une petite maison, la camionnette est un petit camion. « Fiotte » est en réalité une forme contractée de « fillette », devenue « fillote » puis « fiotte ».

Traiter un homme de « fiotte », c’est donc le traiter de « fillette » : c’est une insulte à la fois sexiste et homophobe. Comme souvent en pareils cas, pour dénigrer un homme, il suffit de dire qu’il se comporte comme une femme. (Sympa pour nous z’autres… Si-si, nous, ohé ! Par ici : on est pas mal, toute une moitié d’humanité, bonjour !) Mon camarade était donc tranquillement en train de dire qu’un homme peureux avait autant de courage qu’une fille, et par là même d’insulter toutes les femmes participant à ce cours de sport de combat (y compris les plus gradées que lui : coucou !).

Au cas où mon camarade ait eu des velléités à prétendre que je voyais le mal partout (et aussi parce que je suis un peu névros… euh, perfectionniste), j’ai été chercher quels avaient été les emplois du terme « fillette » au cours des siècles passés. Ce terme avait-t-il toujours désigné de manière neutre un être de sexe féminin très jeune ? Ou bien avait-t-il eu des connotations péjoratives ? Le Dictionnaire du Moyen-âge m’a alors rendu grand service : dès 1388, on trouve des écrits utilisant le terme « fillette » pour désigner une « jeune femme faisant commerce de son corps, [une] prostituée ». Un exemple ?

Quant ces chevaliers ou escuiers vont faire leurs armes et ont prins congié du roy, se il fait froit ilz s’en vont a ces pales d’Allemaine, se rigollent avec ces fillectes tout l’iver.

LA SALE, J.S., 1456, 277

Comment ça « On comprend rien ? » Il est dit que lorsque les chevaliers se sont acquittés de leur devoir vis-à-vis du roi, ils vont passer l’hiver auprès de « fillettes » : des prostituées.

CQFD, camarade. Les fiottes de la Terre te saluent.

C’est quand même symptomatique. A chaque fois qu’il est fait mention de violences faites aux femmes (au sens large), il se trouve toujours un pingouin ou une pingouine (mais c’est plus rare, ce serait-ce que parce que la langue française n’a pas prévu de mot pour désigner un pingouin femelle), il se trouve toujours une personne, donc, pour déplacer l’attention sur la minorité d’hommes victimes. Oui, l’organisation sexiste de notre société pèse sur les hommes comme sur les femmes. Mais dans la vaste majorité des cas, les victimes du sexisme, ce sont des femmes.

L’une des manières récurrentes de tirer la couverture à soi est de parler de ces nombreux pères chez qui ces méchants juges aux affaires familiales refusent injustement de fixer la résidence principale de l’enfant. Une bonne fois pour toutes, rétablissons la vérité.

Dans 80% des cas, les deux parents sont d’accord sur le lieu de la résidence principale de l’enfant. Le juge homologue leur décision dans 99,8% des cas. Il fixe une résidence chez la mère pour 71% des enfants, la résidence chez le père pour 10% et la résidence alternée pour 19% d’entre eux.

Les cas de désaccord ne représentent que 10% des cas de divorce. Dans ces cas-là, le juge prononce à 63% une résidence chez la mère, à 24% une résidence chez le père, à 12% une résidence alternée. Comparées aux décisions homologuant les choix établis en commun par les parents, lorsque le juge est amené à trancher, il prononce plus de deux fois plus de résidence chez le père (24% contre 10%).

Maintenant, partons du principe que, en cas de désaccord, l’ensemble des résidences fixées chez la mère

relève d’une spoliation du père. Cela supposerait qu’il serait bon et juste d’accorder la résidence principale au père dans la totalité des cas. Vous m’accorderez que c’est compter très large. Même en comptant ainsi, donc, cette spoliation n’intervient que dans 6% de l’ensemble des cas de divorce.

A présent, partons de l’hypothèse plus vraisemblable que, pour les cas de désaccord, il faudrait fixer la résidence principale chez la mère et chez le père à égalité, dans 50% des situations. Dans ce cas, la spoliation des pères intervient dans 2% de l’ensemble des cas de divorce.

Que cela soit dit une bonne fois pour toutes : l’obstacle principal à la fixation de la résidence principale chez le père, c’est le père.

Source : La résidence des enfants de parents séparés, De la demande des parents à la décision du juge, rapport du Ministère de la Justice de novembre 2013

Étiquettes : , ,

Depuis quelques jours, tourne sur les réseaux sociaux le lien vers un article intitulé : « 20 choses auxquelles vous devriez vous attendre si vous décidez d’emménager avec une femme ». En voyant passer cet article et en lisant son titre, je me suis dit : « Ne clique pas, ça va t’énerver ». J’ai cliqué, ça m’a énervée. Et surtout, j’ai découvert que je n’étais pas une vraie femme. Démonstration par a + b.

1. Il y aura des cheveux. Beaucoup de cheveux.

Je n’aime pas les cheveux tombés qui trainent dans le lavabo, dans la baignoire, sur le sol. Je trouve ça particulièrement sale. Donc moi, en fait, je ramasse mes cheveux tombés. Scoop.

2. Vous retrouverez des soutiens-gorges dans toute sortes d’endroits improbables.

(Je passe sur l’accord inexistant entre « toute » et « sorte » dans l’article original. C’est mesquin, mais c’est mon métier. 😉 ) Chez les autres, je ne sais pas comment ça se passe. Mais chez moi, les soutiens-gorges sèchent sur l’étendoir, à côté du reste du linge. A la rigueur,  quand ils sont trop mouillés pour sécher au-dessus du plancher qui couvre le reste de l’appartement, je les mets dans la salle de bain. Ça ne me viendrait pas à l’esprit d’étendre mes soutifs à la cuisine par exemple. Je trouve ça incongru. Sérieusement, il y a des gens qui font ça ?

3. Des accessoires pour les cheveux apparaîtront dans toute votre maison, surgis de nulle part.

En fait, je crois que le problème, c’est que le rédacteur ou la rédactrice de l’article vit avec une femme bordélique, surtout. Pourquoi les accessoires cheveux devraient-ils se retrouver dans toute la maison ?

4. Leurs douches seront impossiblement longues

(Je passe sur le néologisme « impossiblement », qui n’existe pas en français. Déformation professionnelle.) Toute personne ayant vécu avec un adolescent de sexe masculin confirmera que ses douches sont à peu près aussi longues, si ce n’est plus, que celles de ses sœurs éventuelles. N’importe quel(le) ado qui se respecte colonise la salle de bain au bas mot une heure par jour.

5. De toute façon, il fallait vous y attendre, vu le nombre de produits pour la peau/pour les cheveux qui décorent désormais votre salle de bains.

Merdum. Je le savais. Je ne suis pas une vraie femme. Sur le bord de ma baignoire (ouais, j’ai une baignoire ; j’en ai de la chance), trônent royalement trois bouteilles : un gel douche, un shampoing, et un gommant, que j’ai acheté il y a plus de deux ans et qui n’est pas encore vide. Drame. Pire : quand je vois que, dans certains hôtels, le produit pour le corps et pour les cheveux est le même, je me dis même que je pourrais encore réduire d’un tiers.

6. La moitié de ses habits seront rangés de façon normale, et l’autre moitié sera par terre.

Voilà, on est d’accord. Ta copine est une gorette, en réalité. Je m’adresse à toi, auteur(e) de l’article. Ce n’est pas parce que tu t’es résigné(e) à vivre dans le bordel qu’il faut énoncer tes faiblesses comme une norme, hein. Et puis je n’ai jamais vu jouer que les hommes avaient génétiquement plus d’ordre que les femmes. Au contraire, un Hômme, c’est fort, c’est vif, c’est agile. Ca ne perd pas de temps avec ce truc de bonne femme qu’est le rangement, enfin ! La prochaine fois que tu as besoin d’un cliché, appelle-moi, OK ?

7. Une fois par mois, votre poubelle se remplira beaucoup, beaucoup plus rapidement que d’habitude…

Mouarf, mouarf. Une fois par mois, dans mes poubelles, il ne se passe absolument rien. J’utilise une coupe menstruelle. Total des déchets produits en période de règle : zéro.

8. … Et vous seriez bien avisé d’être extrêmement gentil avec elle pendant une semaine.

Très cher(e) concepteur ou conceptrice de ce tissu de clichés cet article, je te renvoie vers ce truc, que j’ai écrit il y a quelques temps : « T’as tes règles ou quoi ? » Menstruations féminines et colère légitime. J’aime bien rabâcher (il paraît que c’est la base de ma profession), mais il y a des limites à l’acharnement.

9. Si elle porte du vernis : une petite partie finira un jour par se retrouver sur autre chose que ses ongles.

Et si elle ne porte pas de vernis ? Elle se fait greffer un pénis ? Super, j’ai toujours rêvé de savoir ce que ça faisait que d’en avoir un !

10. Votre stock de papier toilette se videra beaucoup, beaucoup plus rapidement que d’habitude.

Ça, moi y’en a pas avoir compris. Pourtant, je m’en suis fadé, des clichés débiles. Mais celui-là, jamais vu. Une bonne âme pour m’expliquer le sens du stéréotype ?

11. Il y aura toujours quelque chose qui viendra parfumer votre maison avec une douce odeur…

Mon voisin d’en face (oui, j’observe les voisins de l’autre côté de la rue. Mon côté mégère, sans doute.) allume une bougie après avoir fait le ménage chez lui (authentique). C’est une meuf ?

12. Si elle porte du maquillage : il est probable que vous vous retrouviez un jour avec un désastre dans votre salle de bains et de la poudre plein votre évier.

… A moins que vous viviez avec un être humain, et non un porcelet, auquel cas le dit être humain s’empressera de nettoyer derrière lui. (T’y avais pas pensé, hein ? De rien.)

13. A un moment ou un autre, vous allez trébucher sur une paire de chaussures.

… A moins que vous viviez avec un être humain, et non un porcelet (bis repetita placent), auquel cas le dit être humain rangera ses pompes à l’endroit prévu à cet effet. Si maintenant tu fous tes pattes sur le meuble à chaussures, il y a des chances que tu te casses la gueule, là oui. Mais il ne faut pas avoir la lumière à tous les étages pour escalader un meuble à godasses, en même temps.

14. Ses manières de princesse disparaîtront à partir de l’instant ou elle mettra le pied chez vous.

C’est quoi, une « manière de princesse » ? J’aime la pizza et les frites ? Chui une princesse M’sieurs-Dames ? Epidabor, pourquoi ça ne serait pas vous qui foutriez le pied chez elle, hum ?

15. Elle mangera plus que ce que vous pourriez vous-même avaler en une journée.

Ah ben ça répond à ma question du dessus, du coup. Trop aimable.

16. Toute sa collection de bouteilles de shampoing et d’après-shampoing se retrouvera en exposition permanente dans votre douche. Presque la moitié de ces bouteilles seront vides.  

Voir n°5 sur la « collection de bouteilles de shampoing et d’après-shampoing », et n°8 sur les vertus limitées de la répétition. On arrive à cours d’idées, cher(e) auteur(e) ?

17. A un moment ou un autre, elle essaiera de vous prouver à quel point elle est bonne cuisinière… Et échouera misérablement.

Alors que vous, vous êtes un dieu des fourneaux ! Chouette, on va bien bouffer.

18. Elle vous laissera la voir dans des états dans lesquels personne d’autre au monde ne verra.

(Jeu des erreurs. Toi aussi, repère la faute de syntaxe dans cette phrase, et insère un pronom « la » à l’endroit approprié !) Je crois qu’il faut que je présente mes excuses au « monde » pour être déjà sortie de chez moi sans maquillage, sans lentilles, sans être particulièrement coiffée, avec des habits confortables, des chaussures plates, des cernes, une humeur de chien, les yeux rouges après avoir pleuré, en trainant les pieds… J’espère que le « monde » s’en remettra.

19. Inévitablement, vous la surprendrez un jour en train de faire un truc absolument dégueulasse.

Pour éviter l’effet de surprise, il faut que je te prévienne : des fois, je ne fais pas le ménage pendant plusieurs jours. Dégueulasse, hein ? A ce propos, tu fais quoi le week-end prochain ? Mon sol a besoin d’un coup d’aspi, et comme moi je suis sale, je me disais que ta bonté et ton sens du dévouement pourraient prendre le relais.

20. Mais que ce soit pour le meilleur ou pour le pire, cela sera assurément une expérience que vous n’êtes pas prêt d’oublier ! 

On sent la fin de l’article, non ? C’est sûr que « 19 choses auxquelles vous devez vous attendre », ça sonne moins bien. On sent qu’il manque un truc, quoi. Alors, bon an, mal an, en tirant la langue, on atteint péniblement les vingt et comme ça, tout le monde est content. Clap-clap, tu as réussi à pondre ta propre liste de clichés sexistes bien à toi. On se retrouve la semaine prochaine pour que je t’apprenne ce que c’est vraiment que de vivre avec un homme, poulet(te) ? Bisous.

C’est l’été ! Après dix mois de dur labeur, les vacances approchent enfin pour les plus chanceux et chanceuses d’entre nous. (Les autres retenteront leur chance dans quelques mois, c’pas ma faute, c’est la crise, et on a bien essayé de l’inverser, c’teu courbe du chômage, mais bizarrement et contre toute attente, l’augmentation des divers impôts n’a pas incité les Français(es) à consommer plus, donc ni la consommation, ni la croissance ne sont reparties, vraiment, on ne comprend pas, et tiens c’est étrange, mais ça ne rappelle à personne les préconisations formulées sur les coups de 1929-1930 par un inconnu nommé Keynes. Bizarre.)

Bref ! Il fait beau, il faut chaud, et niaise comme je suis, j’ai eu envie d’acheter un magazine et d’aller le lire dans un parc. « Niaise », parce c’était compter sans les idées lumineuses des rédacteurs et rédactrices en chef des divers magazines. Voici donc ce qu’on pouvait trouver il y a quelques temps sur leurs couvertures, sagement alignées les unes à côtés des autres :

  • Glamour : « La version plaisir de ce plan minceur ultra-efficace » (Pas compris. Ils ont dû se faire un brainstorming pour trouver des mots-clés : « plaisir », « minceur » et « efficace », et rajouter des petits mots entre, pour servir de liaison…)

  • Psychologie magazine : Hors Série « Les kilos, c’est dans la tête » (les complexes aussi, remarque)
  • Marie France « Belle dans mes rondeurs » (qui explique que l’un des moyens d’assumer ses rondeurs est d’avoir des rondeurs fermes, et qui liste derechef les crèmes miracles dont vous avez absolument besoin et qui juré-craché fonctionnent du tonnerre, encore mieux que les crèmes listées dans le dernier numéro spécial minceur, en particulier parce que les annonceurs ont payé plus cher cette fois-ci)
  • Santé, qui décroche haut la main la palme du cynisme : « Maigrir là où on veut » et « Surmonter les troubles alimentaires » (alors là, chapeau, clap, clap, on n’a pas trouvé mieux)
  • Top Santé : « Destocker sans reprendre » (comme dans « Destocker les vieux Top Santé achetés dans un moment d’égarement et se jurer de ne pas reprendre la lecture de ce magazine »)
  • Prima : « Joli corps sans bouger » (au sommaire du prochain numéro : « Maigrissez en respirant grâce à nos gélules miracles »)
  • Maxi : « Vous allez mincir facile » (la rédaction avait aussi pensé à « Pourrissez-vous l’été à essayer de mincir », mais ils et elles se sont dit que c’était moins vendeur)
  • Marie Claire (un magazine que j’affectionne tout particulièrement pour sa rigueur journaliste) : « Maigrir, c’est dans la tête » (« Marie Claire ! Psychologie Magazine ! Au pied ! Qui a copié sur qui ? Hm ? J’attends… »)
  • Questions de femmes : « Un corps au top » ( » « Un corps au top » ? Mais au top de quoi ? » « — T’occupes, « Un corps au top », c’est bien, c’est flou, ça fait vendre. »)
  • Femme actuelle Hors Série : « Spécial Minceur », « -5 kilos avant l’été », « On gomme les kilos » (oui-oui, tout ça sur la même couverture)
  • Et on termine par Votre Beauté, mon chouchou, qui fait un 3 en 1 : « De 25 à 60 ans, gérer son poids selon son âge », « Cellulite, nos duos de choc pour la dégommer » et « Esthétique, retrouver un ventre ferme » (et ce n’est pas un hors série, alors attendez un peu de voir le « Spécial Minceur »)

Si avec ça, vous ne commencez pas à vous regarder dans la glace en vous disant que vous seriez mieux avec des crèmes et des livres minceurs en plus, c’est vraiment que vous le faites exprès.

Étiquettes : , ,

Brève.

source : lorrainemag

source : lorrainemag

Bonne nouvelles pour les amateurs et amatrices de divertissement pas cher. Dimanche, à l’occasion du Salon du Livre de Nancy qui marque la rentrée littéraire, Valérie Toranian, directrice de la rédaction du magazine ELLE, reçoit Aldo Naouri, pédiatre et auteur d’un nouveau torchon livre « Les belles-mères, les beaux-pères, leurs brus et leurs gendres » (Odile Jacob).

Mais quelle idée merveilleuse ! Aller chercher la femme la plus rétrograde de France lorsqu’il s’agit de l’égalité femmes-hommes pour aller interviewer le pédiatre le plus dangereux de France lorsqu’il s’agit de l’équilibre au sein du couple. Mais on va se FENDRE LA GUEULE, c’est moi qui vous l’dit !

On rappelle, pour les retardataires. 😉 Valérie Toranian, directrice de la rédaction du magazine ELLE. Sur la multitude de

source : allo-news

source : allo-news

numéro sexistes et générateurs de complexes, on peut en retenir un plus ridicule que les autres. L’été dernier, Valérie Toranian, sans doute plus inspirée que d’habitude, a eu l’idée brillante de sortir un spécial « La pipe, ciment du couple » dans lequel des « lectrices » « témoignent » : « Une bonne pipe, c’est très efficace en phase de négociations, quand je veux le faire céder sur la couleur d’un papier peint. » Mais oui, bien sûr ! La sexualité est une arme de négociation massive, c’est bien connu. Les femmes n’ont aucun désir sexuel propre. Elles se contentent d’écarter les cuisses de temps en temps lorsqu’elles ont un service à demander. C’est so 2013.

source : aufeminin

source : aufeminin

Et Aldo Naouri, pédiatre absolument inoffensif. Juste, de temps en temps, lorsqu’il reçoit des couples qui viennent le consulter pour des problèmes d’ordre sexuel, il conseille aux hommes de violer leur femme.

Ca, y’a pas à dire, il y a du level pour la rentrée littéraire !

Étiquettes : , ,

Les jours passent et les publicités se ressemblent… La créativité des responsables com’/marketing des grands groupes (et des plus petits aussi, d’ailleurs) en terme de sexisme semble illimitée :

SMEREP publicité sexiste

« On a tous une bonne raison de choisir la SMEREP, » clame la publicité, vantant ainsi les mérites de ce centre de remboursement qui fait office de sécurité sociale étudiante. En guise de bonne raison, on aurait pu nous parler de la compétence du personnel, de la rapidité des remboursements, de la couleur des papiers peints des agences, ou de la qualité de la musique d’attente quand on appelle le 0 800…

Mais là, non. Quelque part à la Défense, on a quinze mecs et une poignée de nanas, l’équipe en charge de cette campagne de pub, qui se sont dit que ça serait « rigolo », qu’on jouerait sur le côté « décalé » en faisant poser un jeune Noir en jogging type « banlieusard », en lui demandant de faire un regard lubrique, et en lui faisant dire : « Moi, c’est pour la meuf, mec ! » La « meuf » de l’accueil, on suppose ? Ou la « meuf » qui répond au téléphone peut-être ?

Le côté carrément sexiste et borderline raciste du truc ne leur a pas du tout sauté aux yeux, apparemment.

Non, non, mais allons-y carrément. Ressortons les publicités de nos fonds de tiroir. Au temps béni où ces hystériques de féministes ne voyaient pas le mal partout, et où on pouvait faire son métier sans être emmerdé.

Seb vieille publicité sexiste cocotte

D’après : notachocolatecake

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Franchement, depuis le temps qu’on se tape ces sales pubs sexistes, il n’est venu à l’idée de personne que ça serait carrément plus original de faire une pub qui sorte des clichés ? J’m’en vais vous révolutionner le monde de la com’, moi, z’allez voir. 😉

Étiquettes : , ,

Pour ne louper aucun article, abonnez-vous et recevez un email à chaque nouvel article publié. Pour cela, entrez votre adresse email dans le champ ci-dessous et cliquez sur "Je m'abonne !"

Catégories

Archives :

Publicités