A quelques pas de là…

Posts Tagged ‘Féminisme

 Les lecteurs qui me suivent depuis le début l’auront sans doute remarqué : dans mes photos les plus récentes, je supprime systématiquement tout visage humain, y compris le mien. Si je me suis toujours refusé à exposer le visage de mes camarades de voyages pour des raisons évidentes de droit à l’image et de respect de la vie privée, la disparition de ma propre binette est une décision plus récente. Explications.

En consultant les statistiques de mon blog, j’ai constaté qu’une partie des visites étaient dues à des recherches telles que : « bonne meuf photo », « photo meuf décolleté », ou des variantes à caractère plus ou moins pornographique. Google, en bon moteur de recherche, envoyait les internautes vers mon article intitulé « Meuf, t’es bonne » et comportant une photo de moi-même, portant un haut à décolleté plongeant. L’ironie, dans cette histoire, c’est que cet article expliquait que depuis que cette photo me servait de photo de profil sur facebook, les réactions de mes « amis facebook » masculins avaient sensiblement évolué, et que je recevais, depuis, des commentaires ou des messages « primaires » pour ne pas dire machistes à connotation sexuelle. Or en raison du titre de l’article et de la photo, je me suis retrouvée à servir de prétexte à des comportements tout aussi primaires et forts peu différents de ceux que j’entends dénoncer. 

Pour parler clairement, une poignée de pervers se retrouve à se br*nler sur ma photo, alors que j’essaye justement de dire que ce n’est pas parce qu’on s’habille de façon féminine qu’on doit automatiquement être réduite au statut de bout de viande. 

En conséquence, j’ai décidé non seulement de supprimer cette fameuse photo, mais également de ne plus publier de photo de moi sur ce blog. « Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée », comme on dit dans ces cas-là, mais rien que de penser à ce que cette photo, ou d’autres, ont pu générer, j’ai un haut-le-coeur. 

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Il y a quelques jours, une lectrice m’a demandé* comment les rebondissements de l’affaire Strauss-Kahn étaient perçus de ce côté-ci de l’Atlantique.

Alors que je parcourais les articles de journaux américains et les forums afin de lui répondre, je suis tombée sur l’échange suivant. Lisez-le jusqu’au bout, cela vaut le coup…

« Le passé sordide de mensonges et de dissimulation de la Femme de Chambre de Manhattan discrédite ses accusations envers DSK, mais il semble bien DSK a lui aussi un passé sordide d’avances sexuelles non-sollicitées faites à des femmes qui ne se présentaient pourtant pas comme des escortes sexys et faisant savoir qu’elles sont disponibles via un jeu de séduction destiné à faire savoir aux hommes puissants qu’elles peuvent leur procurer du plaisir. Il semble bien qu’on fournit aux politiques et aux hommes de pouvoir, à des postes de pouvoir, les services d’escortes qui usent de leur charme et influencent leurs décisions, si bien qu’en trouver une pour satisfaire DSK ne semble pas difficile à faire. Les temps ont changé. Les femmes ne sont plus aussi désespérées et n’ont plus besoin de se proposer comme escortes pour aller dîner en ville et voir du beau monde, en échange de leurs « services ».  [Sous-entendu : DSK aurait facilement pu se payer une escorte, plutôt que de croire que cette femme de chambre se laisserait toucher, simplement parce qu’il est un homme puissant.] Qui connaît vraiment la Femme de Chambre de Manhattan ? Les nouvelles accusations d’une femme en France [Tristane Bannon, ndlr] sont un message adressé à ces vieux hommes qui pensent toujours que les femmes ont été créées pour satisfaire le bon plaisir des messieurs. »

Bon. Sans commentaire, on est d’accord, ou pas. Mais la réponse à ce commentaire m’a fait bondir :

« Très cher, le problème c’est que les femmes aiment les belles choses mais détestent travailler dur pour les obtenir. C’est pourquoi elles occupent les honorables postes de « la plus vieille profession du monde ». Certaines choses ne changeront jamais. Dommage pour les féministes ! »

Je me suis étouffée avec mon carré de chocolat noir. Nous sommes en 2011, bonjour !

* N’hésitez pas : aquelquespasdela@live.com !

Hier soir, autour d’une chicha. Ma collocatrice me passe l’embout, que je dois porter à mes lèvres afin d’aspirer puis de recracher la fumée. Je décline son offre, et passe à mon tour l’embout à ma voisine… qui me regarde, surprise, avant de dire en riant : « Regarde comment moi je fais ! » Elle aspire et recrache aussitôt dans un mouvement précipité, au lieu d’inhaler une grande bouffée comme on est censé le faire. « Cela permet de t’intégrer, même si tu ne sais pas fumer ! » Et de rire. Oui, alors moi, je fonctionne un peu différemment. J’ai une estime de moi-même suffisamment élevée pour ne pas avoir à fumer si je n’en ai pas envie, ni boire si je n’en ai pas l’intention. Je dis ça avec un peu d’agressivité, parce que je suis ce genre de personne très pénible qui ne boit pas, ne fume pas, de ne prend pas de drogue. Et régulièrement, on me demande ce qui ne tourne pas rond chez moi, si je suis musulmane (sous-entendu si j’y suis contrainte), si je veux qu’on joue à la dînette, etc. Alors non. Je suis un être humain normal, je vous remercie. Si eux ont besoin de cela, fort bien, je ne juge pas. Mais je demanderais de ne pas être jugée non plus. Et si « on » ne veut pas m’intégrer parce que je ne suis pas assez cool… Eh bien, c’est tant pis pour « on ». Si « on » a ce genre de mentalité, je crois que je ne perds pas grand’chose.

Plus tard dans la soirée, jeu « action ou vérité ». Je devais, comme « action », lécher le doigt d’un de mes collocataires masculins, lequel doigt avait été préalablement recouvert de crème chantilly. Bon, je ne vais pas vous faire un dessin, vous avez compris l’allusion… Je regarde, perplexe, ce doigt recouvert de chantilly, et hésite à faire ce qu’on me demande. Remarque de ma colloc : « Fais pas ta prude, t’as sucé des trucs plus gros dans ta vie ! » Très classe. Je finis par m’exécuter : c’est le jeu. Remarque de la même colloc : « Wouhou !! On fait genre : « Oh, je ne peux pas sortir, je dois travailler, mais quand il s’agit de lécher des trucs, HOP ! La tête la première. » Bien, bien.

Alors je vais commencer par la première remarque, en particulier le : « fais pas ta prude. » Cette remarque m’énerve parce qu’elle implique une fois de plus qu’il y a un standard de « coolité » [coolité, n.f. : caractère de ce qui est cool.] (Non, tu ne rêves pas, je viens bien d’inventer un mot.) et que, pour pouvoir s’intégrer dans ce groupe d’étudiant, il faut respecter ce standard. Lécher sans appréhension le doigt d’un parfait inconnu, sale, recouvert de chantilly (qui par ailleurs est dégueulasse), avec toutes les connotations que cela représente, est universellement, à travers les âges et les continents, considéré comme drôle, « cool », hilarant pourquoi pas, et il m’appartient de me conformer à cette règle. Le fait que je sois, par ailleurs, une jeune femme détendue voire complètement folle à certains moments, drôle et aimant faire rire devient complètement caduque si je ne me conforme pas à cette règle : pour être cool, il faut lécher. Notez que ça ne fait rire que parce que je suis une fille. Un mec devant lécher le doigt d’un autre mec aurait sans doute réussi à s’en tirer avec un « Chui pas un pédé », forme ultime de l’affirmation de soi masculine.

Bien. J’ai donc léché ce p***** de doigt, non pas parce que j’avais envie d’être reconnue comme cool et intégrée à leur groupe, mais parce que c’est le jeu, et que je suis les règles. Passons à présent à la deuxième phrase. Elle me gêne pour plusieurs raisons. Tout d’abord, cela m’ennuie profondément que le fait d’étudier sérieusement et d’aimer les choses bien faites soit incompatible avec le fait d’être complètement barrée de temps en temps, de péter un boulon, bref d’agir de façon complètement irréfléchie en se moquant bien du qu’en dira-t-on. Ensuite, dans la seconde partie de sa phrase, c’est tout juste si ma collocatrice ne me traite pas de pute, après m’avoir insultée de prude. Ah oui, parce qu’attention. Etre cool, oui. Etre dévergondée, non, sinon on devient une pute. Une femme doit être correcte et respectable, vous voyez. Et d’ailleurs, une femme qui a une vie sexuelle épanouie est immédiatement qualifiée de « cochonne », les mecs en parlent avec des sous-entendus graveleux, et c’est tout juste si elle aussi n’est pas considérée comme une « pute », puisqu’apparemment ce mot a l’avantage de permettre de qualifier toutes sortes de femmes, voire toutes les femmes. (« Sauf ma mère et ma soeur », dirait mon grand oncle.)

On en revient donc à mon éternel cheval de bataille : le sexisme ambiant, pour constater tristement qu’en fait, le sexisme commence bien souvent dans le cerveau des femmes elles-mêmes.

… mais je suis, par hasard, tombée sur la transcription écrite d’une intervention de Luc Ferry au Grand Journal de Canal +. A la question : « La presse doit-elle tout dire au sujet de la vie privée des politiques ? » , Luc Ferry répond :

« Les journalistes ne peuvent pas dire les choses qu’ils savent […] parce que vous tombez sous le coup de la diffamation. [Par exemple,] dans les pages du Figaro Magazine de cette semaine, vous avez un épisode qui est raconté d’un ancien ministre, qui s’est fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons. Bon. Probablement nous savons tous de qui il s’agit. J’ai des témoignages […] des autorités de l’Etat au plus haut niveau. Si je sors le nom maintenant et que je lâche le nom dans la nature, premièrement c’est moi qui serais mis en examen et je serais à coup sur condamné même si je sais que l’histoire est vraie. »

Bon. Tous, je ne sais pas, mais moi je ne savais pas de qui il s’agissait. Et comme j’ai horreur d’être tenue à l’écart 😉 , j’ai mené ma petite enquête. Eh bien vous ne croirez jamais ce que Wikipédia m’a appris :

« En 1977, [Jack Lang] signe une pétition publiée dans le quotidien Le Monde appelant à libérer trois hommes ayant eu des relations sexuelles sans violence avec des mineurs de 15 ans. » Tiens, tiens. L’éternel débat de l’âge qu’il convient de fixer comme la majorité sexuelle, et qui trouve-t-on en première ligne ? Monsieur Lang.

« En 1991, il déclare à Gai Pied : « La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages. » » Pardon ?? Un « découvreur du XXIème siècle » ? C’est comme ça qu’il voit les pédophiles qui posent leurs sales mains moites sur le visage de jeunes enfants, pour les empêcher de hurler de douleur et de terreur mêlées et leur arrachent tout à la fois leur enfance, la pureté de ces années et la possibilité d’avoir jamais une vie normale ?

« En 2010, il prend la défense de Roman Polanski, poursuivi pour crime sexuel sur une mineure de 13 ans. » Ah, ben oui. Evidemment. C’est que c’est un artiste, Polanski. Nous, simples mortels, on ne peut pas comprendre. Enfin, on dira ce qu’on voudra, je trouve quand même ça marrant qu’on puisse se prétendre « artiste », « intellectuel », naviguant dans les hautes sphères de la pensée profonde, et avoir besoin, comme le simple mortel, de tirer son coup de temps en temps. Non seulement ça, mais de tirer son coup dans le corps d’un jeune adolescent, comme un vulgaire pédophile. Oui, je suis obscène. Mais ce n’est pas obscène, peut-être, de s’en prendre une jeune fille de 13 ans (13 ans !), de lui faire ingérer de l’alcool et des médicaments, avant de la contraindre un rapport anal ?

« En mai 2011, il dénonce la « tournure politique » prise par l’affaire Dominique Strauss-Kahn. » On aurait pu s’y attendre… Comme le disait un de mes emails, il commence à avoir l’habitude.

Et en tapotant un peu, on se rend compte que l’article wikipédia sur Jack Lang a en fait été modifié. Avant la « sortie de route » de Luc Ferry, la page de Jack Lang contenait une section : « Propos et controverses dans des affaires de crimes à caractère sexuel. » Vous constaterez vous-même que l’article a été réorganisé et que cette section a disparu, de même que certaines informations qu’elle contenait :

« En 2005, l’Express évoque des rumeurs véhiculées par des partisans de Jacques Chirac durant la campagne présidentielles de 2002. Elles lieraient Jack Lang à une affaire de tourisme sexuel au Maroc dans laquelle un ministre français aurait été arrêté puis relâché sans suites. »

« En 2011, il déclare au sujet de Dominique Strauss-Kahn, alors inculpé pour agression sexuelle, lors du journal télévisé de 20 heures sur France 2 : « Il n’y a pas mort d’homme ». «  Non, ben non. Juste potentiellement une vie brisée, quoi. Mais elle est Américaine, et Noire, et elle habite le Bronx, alors qui s’en soucie vraiment?

Dîtes donc, on va arrêter de nous prendre pour des cons ? Férédric Mitterrand (1), Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang… Ah, elle est belle la France, pays des droits de l’homme, patrie des Lumières, du romantisme, de l’élégance et du savoir-vivre, rêve de mes amis chinois, que mes amis américains n’évoquent pas devant moi sans une certaine envie… Un pays de porcs, oui ! Qui ne peuvent se satisfaire de ce qu’on leur a donné, mais doivent dépouiller ce que la terre compte de plus innocent ! Un ramassis de satyres, lubriques, libidineux, obscènes, et que l’on a coutume de propulser au plus haut niveau de l’Etat !

« Mais, selon mon sentiment, quoique je sois né dans ce pays et fait pour ses usages, c’est une coutume qu’il est plus honorable de violer que d’observer. Ces débauches abrutissantes nous font de l’Orient à l’Occident bafouer et insulter par les autres nations, qui nous traitent d’ivrognes et souillent notre nom du sobriquet de pourceaux. Et vraiment cela enlève toute substance et moelle à la gloire de nos exploits les plus sublimes. »

« Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark. » (2)

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(1) Pas de chance, il se trouve que je suis allée en Thaïlande, à Patpong, sur les traces de notre cher ministre. Je sais donc exactement de quoi je parle.
(2) Quatre cents ans, et rien n’a changé, et personne n’est capable de formuler les choses mieux que lui. Shakespeare, Hamlet, I, 4.

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Comme plus de 500 millions de personnes, je suis inscrite sur facebook. Pour ceux d’entre vous qui auraient passé les cinq dernières années dans une grotte, facebook fait partie de ce qu’on appelle les « réseaux sociaux. » Alors, les réseaux sociaux, c’est en fait un petit nom sympathique pour désigner une application internet qui te permet de (petit un) rester en contact avec des gens que tu vois dans la vraie de toute façon, et de (petit deux) garder à l’oeil tout un tas de gens dont t’as absolument rien à faire mais bon, ça passe le temps de regarder ce qu’ils deviennent.

Sur facebook, on affiche une photo de soi qui sert de « photo de profil » pour montrer à tout le monde à quel point on est cultivé (ex : une photo de soi en train de lire le dernier annuaire téléphonique), cruel (ex : une photo de soi en train de chasser le lapin albinos, tu sais, celui adorable que toutes les filles de ta classe avaient sur la première page de leur agenda en 6ème), bref, vous avez compris le principe. (Enfin, normalement.) Donc sur ma photo de profil facebook, visible par tout le monde, je porte un haut au décolleté plongeant, mais que je trouve joli pour peu qu’il soit porté avec bon goût et pas en mode « pute. » Depuis que c’est cette photo que j’ai choisie comme photo de profil facebook, je trouve cela amusant de constater les différences de comportement de mes amis facebook mâles. Ceux-ci se montrent tout à coup beaucoup plus intéressés par ce que je deviens, ils me demandent de mes nouvelles régulièrement, me demandent si je passerais dans la ville où ils habitent bientôt, pour qu’on se voit, etc. Ce ne sont peut-être que des coïncidences, mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir des doutes…

Et puis surtout, cela fait deux fois que l’on me dit que je suis « bonne, » sur cette photo. « Bonne », pour les habitants de la même grotte que précédemment, cela veut dire que je suis sexuellement attirante. C’est une façon péjorative de désigner une femme, qui ne prend pas en compte la totalité de sa personnalité, mais la réduit à un objet sexuel. Pour être très, très crûe (et du coup très, très claire), la version plus vulgaire de « bonne » c’est « bandante. » Ce qui me conduit à m’interroger. A partir de quand une femme perd-elle sa singularité pour ne devenir qu’un corps ? Est-ce que c’est de ma faute, et qu’en mettant une telle photo de profil, je devais m’attendre à ce genre de commentaire ? Et la jeune fille qui se fait violer, c’est de sa faute aussi, parce qu’elle s’habille de façon provocante ? Qu’est-ce qui fait croire aux hommes que qualifier une femme de « bonne » va lui faire plaisir ?

Et puis aussi… Cela fait apparemment bizarre aux gens, de me voir dans cette tenue. J’imagine que ça a un lien avec ma personnalité, mes sujets d’intérêts, mes études, bref, mon intellect. Alors… A quoi s’attendent-ils exactement ? Est-ce que tout cela veut dire qu’on ne peut pas avoir un cerveau et un corps avec lequel on est suffisamment en paix pour porter le genre de vêtements que je porte sur cette photo ? Est-ce un crime de vouloir avoir un cerveau et un corps ?

Il y a quelques siècles, le fait qu’une femme ait un corps était quelque chose d’acquis. Elle était la femme, l’outil reproducteur, la future mère… C’était plutôt l’existence de son cerveau qui était remis en question. Aujourd’hui, les filles en moyenne sont plus sérieuses, plus travailleuses que les garçons au même âge, et ce jusqu’à environ 25 ans. Il y a plus de femmes médecins et avocats que d’hommes. Est-on arrivé à un retournement de situation ? Maintenant qu’il est de notoriété publique que les femmes ont un cerveau, va-t-on devoir se battre pour avoir également un corps et l’utiliser enfin comme bon nous semble sans devenir automatiquement un objet sexuel ?

Et est-ce que les femmes deviendront un jour des êtres humains à part entière, sans que l’on fasse de distinction entre leurs différentes « fonctions » ?

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