A quelques pas de là…

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– Beaucoup de boîtes aux lettres sont placées au bord de la route, afin que le facteur n’ait pas à sortir de sa camionette pour mettre le courrier dans la boîte aux lettres.

– Beaucoup des boîtes aux lettres s’ouvrent et se ferment sans clé. Ils ont confiance.

– Pas besoin de se déplacer à la Poste. Si on a un courrier timbré à poster, il nous suffit de le mettre dans la boîte aux lettres devant chez nous et de relever le petit manche rouge pour indiquer au facteur qu’il y a un courrier à envoyer. C’est-y pas malin !

-Les éboueurs ne se déplacent pas en bande, comme chez nous. Ici, les éboueurs sont seuls dans leur camion, dont ils ne descendent pas d’ailleurs. Les camions-poubelles sont équipés d’un bras télécommandé qui attrape la poubelle sur le bord de la route et la fait se vider dans la benne. Ils sont forts ces Américains…!


– La grande majorité des maisons dispose d’un broyeur intégré à l’évier, qui permet d’éplucher les légumes, couper les tiges des fleurs, etc. sans avoir à les récupérer à la main avant de rincer l’évier.

– En Californie, on arrose sa pelouse. bien souvent à l’aide d’un système d’arrosage automatique. Ben oui, sinon c’est jaune et tout moche.

– La grande majorité des fast-food propose les sodas à volonté : Coca Cola, Lemonade, Dr Pepper, Root Beer, etc.

– Les Américains que je connais travaillent tôt. S’ils n’ont pas la chance d’être fonctionnaires, ils sont sur la route entre 5 et 6h, pour arriver au travail entre 7 et 8h. Leur journée s’achève sur les coups de 17h.

– Ils n’ont que 15 jours de vacances annuels lorsqu’ils commencent. Un ami qui a la chance d’être employé dans une « bonne boîte » (comprendre « généreuse ») gagne un jour de congé par an : la seconde année, il a 16 jours de congés, la troisième 17, etc. Le plafond est de 25 jours de congés, soit 3 semaines et demi.

– Les jeunes diplômés qui intègrent une entreprise sont en général soumis à une grande charge de travail : on leur demande de travailler entre 80 et 100 heures par semaines (entre 13h et 16h par jour, sauf le dimanche) pour un salaire de $50 000 par an ($4 167/mois). S’ils tiennent le rythme pendant deux ans, ils voient leur salaire doubler, et le rythme de travail diminuer à 60h/semaine. Avec l’ancienneté, le temps de travail se stabilise à 40h/semaine.

– Les Américains parlent de salaire annuel, là où nous Français parlons de salaire mensuel.

– Les bus, au moins en Californie du Sud, font beaucoup moins d’arrêt que chez nous : une ligne de bus compte une dizaine d’arrêts au total, soit à vue de nez, un arrêt tous les 700m ou 1km. Un trajet coûte d’ailleurs $1.50 ici, et on doit payer à chaque fois qu’on monte dans un bus, même lors d’une correspondance.

– Quand le cours de l’essence baisse, le prix de l’essence à la pompe baisse aussi.

– La plupart des magasins sont ouverts le dimanche.

– En revanche, les fonctionnaires ne travaillent pas le dimanche. Même le poste de police est fermé le dimanche, et le soir après 17h.

– Les Américains, du moins dans les petites villes de province/banlieue comme ici (pas à L.A., ou San Francisco, ou New York donc. Je parle de l’Amérique « profonde ») ont eu passion étrange pour les trucks…

… les gros trucks.

On ne juge pas.

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Comme le temps qu’il fait ici à l’air d’être l’objet de toutes vos inquiétudes et de tous vos fantasmes, j’ai décidé de faire un petit point météo ! 🙂 Les quelques jours avant et après Koppu, le temps s’était nettement rafraîchi, il y avait du vent et le taux d’humidité était un peu descendu. (Enfin, je dis « nettement rafraîchi »… Ça reste Hong Kong, hein, il devait faire dans les 28°C). C’était beaucoup plus agréable, on avait moins l’impression de se vider de son eau dès qu’on passait la porte. Mais catastrophe ! Depuis que le typhon est passé, la chaleur et la moiteur sont revenues, avec 32°C hier (d’après un thermomètre que j’ai vu sur la plage ,donc un endroit a priori plus frais que les autres…), et probablement plus aujourd’hui pour ce que j’ai pu ressentir…

Sinon, récemment, je suis allée assister aux fameuses courses hippiques de Hong Kong Island ! Une expérience à part entière ! Et aujourd’hui, j’ai été visiter le monastère aux 10 000 Bouddhas, dans les Nouveaux Territoires. J’ai pris plein de photos; je mettrai tout ça en ligne quand j’aurai un peu de temps…J’imagine l’impatience de mes lecteurs frénétiques (^^) et leur envie d’avoir de mes nouvelles (plus ?) régulièrement, mais laissez-moi vous soumettre quelques idées.

Petit un, je ne suis pas (encore :p) rémunérée par Lonely Planet (* célèbre guide de voyage)  : j’aime partager ce que je vis avec vous mais, hé, il se trouve que j’ai une vie à côté de la toile (sisi ^^) et que j’entends bien profiter un maximum de ce que la vie hongkongaise a à offrir !

Petit deux, j’ai aussi plus de travail scolaire que prévu. Ben voui, comme je n’ai que des cours sans examen final, il faut bien compenser quelque part… Du coup, les profs se sentent coupables s’ils nous donnent moins de 100 pages (chacun, cela va de soi) à lire par semaine. Et puis ils doivent, eux, n’avoir pas grand chose à faire de leur vie puisqu’ils insistent pour qu’on rédige un commentaire sur ce qu’on a lu, à chaque fois… !! Si j’avais fait une prépa, je dirais que je n’ai pas vu ça depuis la prépa ! 😉 Inutile de préciser qu’en plus, c’est pas « Tintin au Tibet », qu’on lit, nan ! Le dernier « reading » en date (* lecture obligatoire) traitait de la « narratologie ». Oui, moi aussi c’était la première fois que j’entendais parler d’un truc pareil (« Narratolo-quoi ? Qu’est-ce que ça peut bien être…? Un animal ? Une cause en détresse ? Une maladie contagieuse ? »). Si ça peut vous rassurer, on vit aussi bien sans le savoir…

Mais devant les réclamations passionnées de la foule en délire (ça, c’est vous), je cède : je vais donc vous faire un bref topo sur la « narratologie ». En gros, c’est l’analyse de la façon dont un récit se décompose. On y apprend plein de mots utiles au Scrabble comme les « kernels » ou les « satellites », les « kernels » étant les éléments structurants de l’histoire (ex : « il décrocha le téléphone ») et les « satellites » les éléments de variantes (ex : « il téléphona à sa mère » ou « il commanda une pizza » ou « il écouta ses messages »…). Passionnant, non ? xD

En guise de conclusion, j’aimerais vous traduire mon passage préféré : « Les axes paradigmatiques et syntagmatiques des évènements d’une histoire fonctionnent, sur le plan de la narrativité, de la même façon que les métaphores et les métonymies opèrent sur le plan de la textualité ». Ah ben oui. Tout de suite, c’est plus clair.

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A l’heure où je vous écrit ces mots, la symphonie Koppu*, puissante, brutale, fait rage au dehors. De grosses gouttes de pluie viennent s’écraser violemment contre ma fenêtre, projetées à toute allure par des rafales de vent d’une intensité inouïe. Les bourrasques de ce zéphyr tourmenté secouent toutes les fenêtres de l’étage, provoquant l’ouverture brutale de celles dont les loquets, après huit années de bons et loyaux services, sont déjà encrassés par la rouille.

Fenêtre

C’est alors la panique dans la « shower room », dont les fenêtres sont laissées constamment ouvertes : tous aux armes, il faut se battre contre cette rouille et faire pivoter au moins un des deux loquets que comporte chaque fenêtre ! Empoignant qui une bouteille de gel douche, qui un ouvre-boîte, trois paires de mains s’affairent ici, tandis que deux autres s’engouffrent précipitamment dans la « common room » et dans les toilettes : tout doit être fermé.

Dans le calme relatif de la chambre, la petite Européenne que je suis équarquille les yeux, et sent son coeur se serrer… C’est qu’elle fait peur, Dame Nature, quand elle décide de reprendre ses droits. Pas plus affolés que ça, les locaux vaquent à leurs occupations habituelles. Habituellement bruyantes, aussi. Une de mes floormates (* camarades d’étage) passe même sa soirée dans la « common room », pourtant la plus bruyante de toutes les pièces de l’étage, à cause de ses nombreuses fenêtres dont on ne peut fermer qu’un loquet; à cause aussi du « ventilateur » qui sert à évacuer les odeurs : il donne directement sur l’extérieur et ses pales tournent à toutes vitesses, entraînées par le petit démon Koppu, déchaîné.

Au milieu de ce bouillonnement, je me souviens tout à coup d’une vidéo qu’on nous a projeté le jour de la cérémonie de bienvenue. Cela fait un moment que je voulais la partager avec vous…

Elle a été réalisée par le Tourism Board de Hong Kong, son Comité Touristique. Appréciez le contraste entre la violence extérieure et le climat de sérénité qui se dégage de ces images et de la musique… Remarquez le « kitsch » des slogans choisis… Moquez-vous, si vous le voulez, de ces images de propagandes qui reflètent si peu la réalité telle que moi, je vous la décris… Mais d’abord, n’a-t-on pas, en France aussi, ces images de propagandes régionales ? Et puis, qui suis-je pour vous présenter le « vrai Hong Kong » ?

(* http://www.catnat.net/alertes-et-suivis/alertes-a-vigilances/9866-14-au-1509–alerte-tempete-tropicale-koppu-pour-le-sud-de-la-chine)

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