A quelques pas de là…

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C’est l’été ! Après dix mois de dur labeur, les vacances approchent enfin pour les plus chanceux et chanceuses d’entre nous. (Les autres retenteront leur chance dans quelques mois, c’pas ma faute, c’est la crise, et on a bien essayé de l’inverser, c’teu courbe du chômage, mais bizarrement et contre toute attente, l’augmentation des divers impôts n’a pas incité les Français(es) à consommer plus, donc ni la consommation, ni la croissance ne sont reparties, vraiment, on ne comprend pas, et tiens c’est étrange, mais ça ne rappelle à personne les préconisations formulées sur les coups de 1929-1930 par un inconnu nommé Keynes. Bizarre.)

Bref ! Il fait beau, il faut chaud, et niaise comme je suis, j’ai eu envie d’acheter un magazine et d’aller le lire dans un parc. « Niaise », parce c’était compter sans les idées lumineuses des rédacteurs et rédactrices en chef des divers magazines. Voici donc ce qu’on pouvait trouver il y a quelques temps sur leurs couvertures, sagement alignées les unes à côtés des autres :

  • Glamour : « La version plaisir de ce plan minceur ultra-efficace » (Pas compris. Ils ont dû se faire un brainstorming pour trouver des mots-clés : « plaisir », « minceur » et « efficace », et rajouter des petits mots entre, pour servir de liaison…)

  • Psychologie magazine : Hors Série « Les kilos, c’est dans la tête » (les complexes aussi, remarque)
  • Marie France « Belle dans mes rondeurs » (qui explique que l’un des moyens d’assumer ses rondeurs est d’avoir des rondeurs fermes, et qui liste derechef les crèmes miracles dont vous avez absolument besoin et qui juré-craché fonctionnent du tonnerre, encore mieux que les crèmes listées dans le dernier numéro spécial minceur, en particulier parce que les annonceurs ont payé plus cher cette fois-ci)
  • Santé, qui décroche haut la main la palme du cynisme : « Maigrir là où on veut » et « Surmonter les troubles alimentaires » (alors là, chapeau, clap, clap, on n’a pas trouvé mieux)
  • Top Santé : « Destocker sans reprendre » (comme dans « Destocker les vieux Top Santé achetés dans un moment d’égarement et se jurer de ne pas reprendre la lecture de ce magazine »)
  • Prima : « Joli corps sans bouger » (au sommaire du prochain numéro : « Maigrissez en respirant grâce à nos gélules miracles »)
  • Maxi : « Vous allez mincir facile » (la rédaction avait aussi pensé à « Pourrissez-vous l’été à essayer de mincir », mais ils et elles se sont dit que c’était moins vendeur)
  • Marie Claire (un magazine que j’affectionne tout particulièrement pour sa rigueur journaliste) : « Maigrir, c’est dans la tête » (« Marie Claire ! Psychologie Magazine ! Au pied ! Qui a copié sur qui ? Hm ? J’attends… »)
  • Questions de femmes : « Un corps au top » ( » « Un corps au top » ? Mais au top de quoi ? » « — T’occupes, « Un corps au top », c’est bien, c’est flou, ça fait vendre. »)
  • Femme actuelle Hors Série : « Spécial Minceur », « -5 kilos avant l’été », « On gomme les kilos » (oui-oui, tout ça sur la même couverture)
  • Et on termine par Votre Beauté, mon chouchou, qui fait un 3 en 1 : « De 25 à 60 ans, gérer son poids selon son âge », « Cellulite, nos duos de choc pour la dégommer » et « Esthétique, retrouver un ventre ferme » (et ce n’est pas un hors série, alors attendez un peu de voir le « Spécial Minceur »)

Si avec ça, vous ne commencez pas à vous regarder dans la glace en vous disant que vous seriez mieux avec des crèmes et des livres minceurs en plus, c’est vraiment que vous le faites exprès.

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Brève : « Vous n’êtes pas un dessin. »you-re-not-a-sketch

L’information nous parvient de l’agence de presse suédoise TT, le Reuters (ou l’AFP) local. En Suède, une agence de mannequin dont le nom a été tenue secret avait apparemment pour habitude de venir recruter des jeunes filles à l’extérieur d’un centre de soins destiné aux personnes atteintes de Troubles du Comportement Alimentaire (TCA : anorexie, boulimie…). 

La directrice, Anna-Marie Sandeberg explique que les responsables approchaient les jeunes femmes lors des promenades collectives, n’hésitant pas à s’adresser à des adolescentes de 14 ou 15 ans trop faibles pour se déplacer autrement qu’en fauteuil roulant. Cristina Lillman-Ringbor, responsable des soins, parle même de « harcèlement ». 

Les mots me manquent pour traduire le profond dégoût qui me submerge. Ce monde est malade.

 

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Réflexions sur l’image de la femme, l’alimentation, et notre insatisfaction.

 Une femme sur deux n’aime pas son apparence (1), trois femmes sur quatre voudraient maigrir (2), et jusqu’à une étudiante sur cinq souffrirait de troubles du comportement alimentaire : anorexie, boulimie, etc. (3) Oui, ces chiffres font peur, mais vous n’avez encore rien lu.

 Au cours du XXème siècle, il est intéressant de constater que plus les femmes sont encouragées à prendre des responsabilités hors du foyer familial, plus la femme idéale est mince. (4) Simple corrélation, ou lien de cause à effet ? Il est difficile de trancher. Il suffira ici d’observer que dans les années 1940, avec le retour du front des soldats, les femmes sont encouragées à reprendre des rôles plus traditionnels. L’idéal féminin abandonne la silhouette androgyne des années « Charleston » pour se rapprocher du « 8 ». Plus tard, dans les années 1960, le mannequin Twiggy révolutionne le monde de la mode par sa maigreur alors même que les femmes réclament le contrôle de leur corps par le biais de la contraception, de l’avortement, etc. (5)

 Plusieurs chercheurs et chercheuses ont étudié comment le public définit d’une part ce qui est acceptable ou désirable, et d’autre part ce qui est important à partir de ce qui lui est présenté dans les médias. (6) Ces notions ont été utilisées dans des cadres complètement différents, par exemple pour comprendre pourquoi les gens ont une mauvaise image des banlieues. Dans ces contextes, il est tout à fait admis de parler du rôle des médias. Mais lorsqu’on touche à l’image de la femme, il y a une grande résistance collective, comme si la femme évoluait hors de tout environnement social. Un vieux reste de la division homme au travail/femme au foyer ?

 Plus révélateur encore, une chercheuse s’est rendue aux îles Fidji au moment de l’introduction de la télévision. Historiquement, les îles Fidji abritent, comme les îles Samoa et comme d’autres, des cultures pour lesquelles l’idéal féminin est extrêmement curviligne ou, pour le dire plus nettement, vraiment très gros. Pourtant, après trois ans d’exposition à la télévision, 75% des adolescentes se trouvaient trop grosses, et 15% expliquaient vomir pour contrôler leur poids. (7)

 Je ne nie pas l’influence de l’histoire personnelle dans le développement de troubles du comportement alimentaire. Cependant, ma théorie est la suivante. Dans le climat actuel, la femme doit être mince pour être jolie et désirable. Lorsqu’une jeune femme a le sentiment que tout lui échappe, contrôler sa nourriture peut être une façon pour elle de contrôler enfin quelque chose dans sa vie. Elle s’y consacre exclusivement pour oublier le reste. Elle subordonne son estime de soi à sa capacité à devenir mince, toujours plus mince. Quand elle réussit, elle réussit enfin dans une activité socialement désirable, et dépasse même dans ce domaine toutes les personnes qui rêvent de minceur. Elle ressemble un peu à ces personnes qui se réfugient dans le travail, domaine socialement valorisé, pour échapper à leurs problèmes familiaux.

 En attendant, il me semble urgent que chacun et chacune prenne conscience de sa responsabilité sociale. Chacun, chacune, nous sommes amené-e-s à nous positionner par rapport à ces images que les médias nous imposent. Va-t-on s’attarder sur le physique : « Dis donc, elle a drôlement grossi Catherine Laborde » ? Ou bien va-t-on valoriser les qualités intrinsèques : « C’est vraiment un excellent acteur, Gérard Depardieu. » ? Va-t-on, comme beaucoup, adopter une attitude schizophrénique alternant : « Je n’en peux plus de tous ces tas d’os ! » lorsque le J.T. nous parle des défilés de mode, et : « Non, merci, pas de dessert. J’adore la mousse au chocolat, mais j’ai pris deux kilos avec les fêtes. » ? Tour à tour enthousiaste : « Valérie Damidot, elle est quand même plus sympathique que l’autre greluche de TF1, toute maigre et sans personnalité » et s’auto-flagellant : « Regarde-moi ça. Ce pull me boudine. On voit mes poignées d’amour, c’est affreux. Je ne peux plus rien mettre maintenant que j’ai grossi. »

 Combien de jeunes femmes vont-elles frôler la mort avant de se rendre compte que nous avons tous et toutes un rôle à jouer, pour contrebalancer cette folie maigre qui nous assaille à chaque instant ? Combien de profits les magazines dits « féminins » vont-ils encore générer avant de se rendre compte qu’ils nous font du mal ? Va-t-on enfin comprendre que le bonheur ne se cache pas sous les kilos, mais est une question d’état d’esprit ? Je ne parle pas ici de « s’accepter telle que l’on est », ce mythe des magazines qui nous expliquent qu’on l’on est moche, grosse et imparfaite mais qu’il faut faire avec. Je parle ici de réaliser à quel point nous sommes toutes des femmes formidables, pleines de potentiel, jonglant avec un incroyable talent entre toutes les contraintes de la vie.

 Mesdames, il est grand temps d’être heureuses.

 

 

 

Sources :

(1) Opinion Way, janvier 2012

(2) Inserm, mai 2012

(3) Chiffres: Brody, J. E. (1 996), Shots fired in war on eating disorders, Austin: American-Statesman

Anorexie : refus de maintenir son poids au niveau minimal acceptable médicalement compte-tenu du poids et de l’âge ; souvent associée à des troubles dans la façon dont le poids et le corps sont perçus et appréhendés. Boulimie : épisodes répétés d’ingurgitation rapide et incontrôlée de nourriture ; associés à des comportements de compensation destinés à prévenir toute prise de poids ; souvent associé à une évaluation de soi basée presque exclusivement sur le corps ou le poids.

Définitions de l’American Psychiatric Association. (2000), Diagnostic and statistical manual of mental disorders (4th ed., text revision DSM-IV-TR, Washington, DC

(4) Brumberg, J. J. (1 989), Fasting girls: The history of anorexia nervosa, New York: Plume

(5) Gogan S. (1999), “Body images, Understand body dissatisfaction” in Men, Women and Children, New Y ork: Routledge

(6) « Théorie de l’apprentissage social » (social learning theory) et « fixation d’intérêt » (agenda setting). Voir : Protess & McCombs(1991), Agenda setting: Readings on media, public opinion and policymaking, Hillsdale: N.J.: Lawrence Erlbaum

(7) Becker, A. E. (1 995), Body, self, and society: the view from Fiji, Philadelphia: University of Pennsylvania Press

(8) Reisner, R. (2008, Janvier), “The diet industry: a big fat lie”, Business WeekThe debate room

Madame, Mademoiselle, Monsieur, bonjour. Cela fait très exactement deux mois et deux jours que j’ai posé mes valises en Californie du Sud. Après trois mois de bataille acharnée contre les services d’immigration américains (voir article précédent à ce sujet), j’ai finalement réussi à passer la frontière légalement et à venir m’installer dans la banlieue de Los Angeles. Ca fait rêver, hein ?

Au cours de mes deux mois ici, j’ai pu noter de petites différences avec la France, et j’avais envie de vous faire part de mes observations.

– La limite de vitesse en ville est de 50 miles par heure (mph) en moyenne, soit 80 km/h…

– … et il y a entre deux et trois voies par sens de circulation dans les centres villes, et un minimum de cinq voies par sens de circulation sur autoroute.

– Les autoroutes s’appellent d’ailleurs les « freeways » : les chemins libres. Ce qui m’a amusée et que j’ai trouvé assez typique de l’esprit américain. Ils avaient quand même voulu appeler les frites « freedom fries » : les frites de la liberté. Il faudra que je vous fasse un article sur le patriotisme américain, un de ces quatre. C’est rigolo.

– En parlant de patriotisme, je ne sais combien de maisons ont un drapeau américain accrochée à la façade, ou flottant en haut d’un poteau. Vous avez déjà vu un drapeau français dans le jardin d’un de vos voisins, vous ?

– Pour revenir aux voitures, la limite de vitesse officielle sur autoroute est de 65 mph soit 104 km/h. Seulement dans les faits, les officiers chargés de la surveillance des autoroutes ne disposent pas de radar, ou très peu. Ils contrôlent donc la vitesse des usagers les uns par rapport aux autres. On arrive donc à une situation assez amusante, où la limite implicite est de 75 mph (120 km/h), puisque tout le monde roule à cette vitesse. C’est seulement si on roule plus vite que l’on risque d’être arrêté… Là où ça devient amusant, c’est que l’on passe pour un conducteur lent si l’on respecte la limitation de vitesse et qu’on conduit à 65 mph !

– Il existe des personnes dont le métier est de surveiller les parkings, en particulier les parkings des universités, ou les parkings en plein air ou des supermarchés. Les règles liées au parking sont très strictes, et quiconque ne les respecte pas a de grande chance de voir son véhicule finir à la fourrière. Hors de question, donc, de se garer sur le parking d’une université si on ne dispose pas d’un permis spécial que l’on peut mettre en évidence sous son pare-brise. Hors de question de ne pas payer son parcmètre au centime près. Hors de question de laisser sa voiture trop longtemps sur le parking d’un supermarché, si on ne va pas vraiment faire ses courses. Ce sera fourrière, fourrière et encore fourrière, et $350 pour récupérer sa voiture.

– Il est impossible de se rendre à L.A. sans passer par les embouteillages…

– … ce qui conduit les Angelins à être extrêmement nerveux en ville : il faut faire très attention à démarrer exactement quand le feu est vert et à ne pas traîner, sous peine d’entendre un klaxon retentissant. Ben oui ! Quand on vient de passer 1h dans les embouteillages, on supporte mal que quelqu’un qui a la possibilité d’avancer ne le fasse pas.

– La nuit, il y a des systèmes de détection aux feux rouges qui font que si on est tout seul sur la route, le feu passe automatiquement au vert quand on approche.

– Les transports en commun sont misérables. Là où je vis, il faut 2h de bus, avec trois changements pour parcourir 30 km. D’ailleurs, les bus ne sont pas coordonnés. Il se peut très bien qu’en sortant du bus A pour prendre le bus B, je me rende compte que les horaires du bus B le font quitter l’arrêt à peine 15 minutes avant que le bus A n’arrive, et que le prochain bus B est dans 3h.

– La voiture joue un rôle capital dans la vie de tous les Californiens, d’où toutes mes remarques sur les transports.

– Les impôts sont trop élevés en Californie. Les Californiens ne savent pas exactement de combien ils sont taxés, mais c’est déjà trop.**

– Les cuisiniers sont, de notoriété publique, tous Mexicains. Les gens qui cueillent les fruits et les légumes dans les champs aussi, d’ailleurs, tout comme les femmes de ménages.**

– En fait, l’économie californienne ne serait rien sans les Mexicains.**

– La nourriture mexicaine ici est bien différente (meilleure *tousse*tousse*) de celle que l’on a en France. Quelque part, vu la proximité avec le Mexique et à cause des observations ci-dessus, j’ai tendance à me dire que la nourriture mexicaine d’ici est plus authentique…

– Il y a aussi profusion de restaurants asiatiques, en particuliers vietnamiens, qui ne servent pas du tout la même chose qu’en France. Pour avoir été à Hong Kong et mangé la même chose qu’ici, j’ai tendance à me dire que les restaurants d’ici sont, encore une fois, plus authentiques.

– Il y a un nombre incalculables d’Asiatiques dans les universités californiennes.** J’ai assisté au début d’un cours de Maths à UC Berkeley, et je dois dire que je n’avais personnellement jamais vu autant d’Asiatiques rassemblés dans une même salle de classe depuis Hong Kong. 🙂

– J’ai pu observer que les Asiatiques passaient un temps fou à collectionner les bons de réductions que chaque Américain reçoit régulièrement dans sa boîte au lettres sous forme de magazines. Si tous les Américains ont tendance à regarder ces magazines pour éventuellement repérer un bon de réduction utile, les Asiatiques avec qui j’ai vécu n’allaient au supermarché que lorsqu’ils étaient en possession des bons de réduction appropriés. Ils achetaient ce qui était en promotion au moment où c’était en promotion, et cuisinaient en fonction. Hors de question de cuisiner du boeuf si le poulet est en promo ! Et si le poulet est en promotion toute la semaine, ce sera poulet jusqu’à ce que le boeuf soit en promo ! Un ami américain d’origine asiatique a confirmé que c’était général, surtout parmi les Asiatiques de la génération 0 d’immigrés (ceux qui sont arrivés aux Etats-Unis et y ont fondé une famille, par opposition à leurs enfants qui sont nés aux Etats-Unis par exemple).

– Le lait se vend frais. Pas pasteurisé. Il a une date d’expiration à deux semaines, ou quelque chose comme ça. Et ça paraît très étrange aux Américains d’envisager que notre lait à nous ne se trouve pas dans la section réfrigérée du supermarché, et qu’on le conserve un mois ou deux.

– On vend tous les fruits, toute l’année. C’est toute l’année la saison des fraises, par exemple.

– On vend aussi des myrtilles (ce qu’on ne trouve pas chez nous en supermarché). C’est parce que c’est bon avec les pancakes, les myrtilles. Et que c’est toute l’année la saison des pancakes.

– Les Américains habitent en collocation jusqu’à un âge avancé. Il n’est pas inhabituel qu’un trentenaire habite toujours en collocation, s’il n’est pas marié et/ou n’a pas pour projet de fonder une famille bientôt. Mais je reviendrais là-dessus avec un article complet consacré à la collocation.

– Les chaînes de restaurant. Il y en a un nombre incalculable. Je ne parle pas uniquement des fast foods : Mac Donald’s, KFC, Gus Jr., Carl’s Jr., Jack in the Box, In-n-Out, Wendy’s… Mais également des chaînes de nourriture mexicaine plus ou moins authentique : Alberto’s, Chipotle, Del Taco, Taco Bell, … Des chaînes de « vrais » restaurants : BJ’s, Olive Garden, Chili’s, … Et puis des chaînes fantaisistes, comme des chaînes de « restaurants » qui font des jus de fruits ou des smoothies : Jamba Juice, Juice it Up, … Des chaînes de glaciers : Cold Stone Creamery, Ben & Jerry’s…

En relisant mes observations, je m’aperçois que je ne parle que de deux choses : la nourriture et la voiture… Eh bien, ça résume assez bien mon expérience américaine pour le moment !

A suivre : un article sur la collocation, donc, et un article sur la folie du cupcake !

** Je ne fais, ici, que retranscrire ce que j’ai entendu à plusieurs reprises dans la bouche de Californiens.

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Mesdames et Messieurs, vous les attendiez : les voilà ! En avant-première mondiale et avant tout le monde, vous voici à quelques secondes de découvrir enfin à quoi ressemble mon univers depuis maintenant 11 jours.

Imaginez-vous… Vous êtes devant mon Hall… Vous badgez devant la porte d’entrée, afin que celle-ci s’ouvre. Vous badgez juste après la porte d’entrée (NB : Moins 15 degrés en quatre secondes), au cas où vous ne seriez subitement plus vous-même entre le moment où vous étiez devant la porte et le moment où vous êtes maintenant, après la porte. Vous contournez le comptoir des gardiens/réceptionnistes (qui, au passage, ne maîtrisent pas l’anglais). Vous attendez l’ascenseur (ben oui, 24 étages, vous pensiez quand même pas qu’on allait les faire à pied !). Ca y est, instant divin, vous êtes dans l’ascenseur. Vous appuyez sur le « 8 », la porte s’ouvre, et là…

8ème étage (4-09-09) (8)

Devant vous, le couloir :

8ème étage (4-09-09)

Tout au bout, à gauche, ma chambre ! Je suis à gauche, Noa à droite.

Ma chambre (4-09-09) Ma chambre 2 (4-09-09)

A présent, vous décidez d’aller faire un tour dans les communs. Le plus logique, puisque vous êtes en sueur et que vous avez déjà l’impression d’avoir perdu 1 000 litres d’eau depuis votre arrivée (on est à Hong Kong, hein ! on fait un effort d’imagination !), c’est que vous ayez envie d’une bonne douche !

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Très propre, la douche, je n’ai rien à dire dessus. A part des cheveux longs de temps en temps, et des serviettes hygiéniques en début d’année, nan franchement c’est impeccable. Les toilettes :

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Puis la « common room », tenant lieu à la fois de cuisine et de salle à manger, on peut aussi y étudier, y regarder la télé, repasser son ligne ou se faire sécher sous les trois gros blocs d’air conditionnés.

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(Oui, ce sont bien des garçons qui cuisinent à un étage de filles: les locaux ont un « dîner d’unité » ce soir). Une mention spéciale au (fameux) tableau blanc délateur :

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Et au FRIGO ! Afin que vous vous rendiez peut-être un peu mieux compte…

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Sisi, à Hong Kong, c’est ça qu’on entend par « un frigo pour 24 personnes »…

Mais visiblement, les 24 n’ont pas la même notion de l’hygiène !

8ème étage (4-09-09) (10)

Remarque annexe, émanent d’un copain français à qui j’ai raconté mes misères : « Comment un frigo nettoyé aussi régulièrement peut-il être aussi sale ? »

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