A quelques pas de là…

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Ce matin, le magazine Sciences&Avenir titrait sur internet : « Le sexisme est profondément ancré dans le cerveau« . J’ai une dent contre les études pseudo-scientifiques qui veulent nous faire croire que les neurosciences sont capables de conclure quoi que ce soit au sujet des différences hommes/femmes et des stéréotypes. Alors je suis allée voir ce que disait vraiment l’étude…

 

Que nous apprend l’article ?

Des chercheurs italiens, de l’Université de Milan-Bicocca, ont étudié le cerveau de 15 étudiants confrontés à des stéréotypes de genre afin de trouver des marqueurs électrophysiologiques communs.

J’ai du mal à comprendre quelle mouche a piqué Sciences&Avenir, magazine plutôt sérieux et de qualité, pour qu’une étude menée sur seulement quinze personnes soit jugée digne d’être relayée.

Sur le fond, les personnes qui, comme moi, n’y connaissent pas grand chose en neurosciences en seront pour leurs frais :

[L]es scientifiques ont enregistré l’activité électrique cérébrale […] de volontaires confrontés à la lecture de 240 affirmations violant ou non des stéréotypes de genre. Poncifs tant masculins (« perdre sa pipe en sortant de la classe de danse classique« ) que féminins (« en changeant l’huile du moteur, elle s’est tachée« ). […] L’expérience a montré qu’ils ont traité cela comme des erreurs linguistiques ou de syntaxe, dont les règles sont enracinées depuis l’enfance. La région cérébrale la plus impliquée dans le traitement de ces informations est le gyrus frontal moyen. La jonction temporo-parétiale et les gyrus temporaux supérieur et moyen sont également engagés.

Ah oui, ah bon ? (Rien compris.)

L’état de mon cerveau pouvant se résumer à ???, je suis allée consulter l’étude elle-même, pour avoir une idée plus précise de ses résultats. Voici donc ce que j’ai lu (la traduction est de moi) :

Les phrases allant à l’encontre de stéréotypes de genre (telles que « Le notaire est en train d’allaiter » ou « Voici le commissaire avec son mari ») ont provoqué des réponses N400 et ELAN (Early Left Anterior Negativity) d’un niveau supérieur aux phrases respectant les stéréotypes de genre (ex : « Le chimiste a mis une belle cravate »).

Bon, vous me connaissez, moi, je suis bête. Du coup, je suis allée consulter wikipédia. J’y ai appris que les signaux N400 étaient « des réponses cérébrales classiques » à toutes sortes de stimuli : « mots, […] y compris auditifs ou visuels, signes de la langue des signes, images, visages, environnement sonore, odeurs. » A ce stade, tout ce qu’on peut conclure, c’est que, quand on lui présente des mots, le cerveau produit des signaux montrant qu’il a perçu des mots. Super.

Ensuite, nous apprenons dans l’étude que, chez quinze personnes, le cerveau produit plus de signaux ELAN lorsque les phrases vont à l’encontre de stéréotypes. Mais, père Castor, c’est quoi un signal ELAN ? Ce sont des signaux qui sont enregistrés lorsqu’un stimuli va à l’encontre d’une structure grammaticale connue. Par exemple, en lisant « Il est la dans chambre » au lieu de « Il est dans la chambre », vous venez de créer tout plein de petits ELAN. Bon, a priori, on s’approcherait de la théorie défendue par la chercheuse à l’origine de cet article, à savoir que les phrases qui vont à l’encontre de stéréotypes sont traitées par le cerveau comme des erreurs grammaticales. Sauf que wikipédia nous apprend aussi que, à ce jour, on n’est pas encore en mesure de conclure que ces signaux ne sont pas impliqués dans d’autres processus cognitifs. Bon.

A l’inverse, l’étude nous apprend que les phrases comportant des stéréotypes induisent une réponse de la jonction temporo-pariétale. Okeille. Et elle fait quoi, la jonction temporo-pariétale, d’après wikipédia ?

La JTP intègre des informations […] émanant des systèmes visuel, auditif et somato-sensoriel. La JTP intègre également des informations de l’environnement externe, ainsi que de l’intérieur du corps. La JTP collecte toutes ces informations et les analyse. Cette aire est aussi connue car elle joue un rôle dans les processus de différenciation entre soi et les autres et dans la théorie de l’esprit. De plus, des dommages causés à la JTP ont affecté la capacité d’individus à prendre des décisions morales et ont provoqué des expériences de « sortie » hors du corps.

Bon, moralité, la jonction temporo-pariétale est impliquée dans tout un tas de trucs, mais aucun n’a de lien avec les stéréotypes.

Donc, si je résume, ce qu’on peut conclure avec cette étude, c’est que quand on présente des mots au cerveau, il reconnaît les mots. Et quand on lit des phrases non stéréotypés, l’une des zones qui réagit est impliquée dans la reconnaissance des erreurs grammaticales, mais elle est aussi impliquée dans la reconnaissance d’autres phénomènes. Et quand on lit des phrases stéréotypés, le cerveau reçoit les phrases et les analyse. Chez 15 personnes.

C’est un peu léger pour titrer « Le sexisme est profondément ancré dans le cerveau », non ?

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Il y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester couché.

9h du mat, mon réveil sonne. Un doute m’envahit : « Pourquoi j’ai décidé de régler mon réveil si tôt, déjà ? » 10h, j’émerge, enfile un déshabillé, me dirige vers la cuisine dans l’état que vous imaginez. 10h30, le bol de céréales dans le lave-vaisselle, je prends conscience de la vacuité profonde de mon existence, je décide d’y remédier en prenant une mesure radicale : me mettre en relation avec le monde extérieur et la civilisation, autrement dit me connecter à internet, répondre à mes emails et me connecter à facebook tout en écoutant de la musique via Youtube.com. Seulement, seulement… Ma Livebox ne fonctionne toujours pas. Elle a cessé de fonctionner hier soir, vers 19h, mais j’ai une théorie là-dessus. A mon avis, ça doit être l’influence française : elle se met régulièrement en grève pour obtenir une revalorisation de son statut. Ma soeur a un autre avis sur la situation, pas bête non plus : « Nan mais elle fait juste ch*er. » Quant à mon frère, son opinion se résume à un « PUT*IN !! » magistral, accompagné d’un coup rapide, précis, asséné du plat de la main sur la dite Livebox.  Bref. La Livebox ne fonctionne pas, pour la 15ème heure consécutive. Ce qui est particulièrement frustrant, dans ces cas-là, c’est que l’on n’a même pas la satisfaction de pouvoir hurler sur un pauvre employé sous-payé pour lui expliquer à quel point Orange c’est de la m*rde (à mon avis, il est d’accord), à quel point leurs services sont bien trop chers (histoire de lui faire se demander une fois de plus où passe l’argent et pourquoi son 5ème CDD ne s’est pas finalement transformé en CDI) et à quel point on va finir par changer de fournisseur d’accès (pour mieux revenir quelques mois plus tard parce que, c’est bien connu : tous des pourris).

 

Ayant constaté que rien n’y ferait, que je n’aurais pas accès au Savoir aujourd’hui (puisque la Livebox est en panne, faut suivre), je décide d’appeler le service après vente de chez Saturn, pour ne pas les nommer. En effet, cela fait plus d’un mois que mon ordinateur portable acheté chez eux ne fonctionne plus. La semaine dernière, je les ai appelés quatre fois avant de tomber enfin sur quelqu’un de compétent qui accepte de contacter un technicien. Ensuite, il m’a fallu attendre quarante-huit heures pour que le technicien m’appelle, pour m’informer que sous quarante-huit heures, je recevrait des étiquettes me permettant d’envoyer mon ordinateur par La Poste. Ensuite ? Eh bien ensuite, Saturn gardera mon ordinateur pendant vingt-et-un jours.

Donc l’idée, c’était que j’appelle Saturn pour leur demander s’ils pouvaient me prêter un ordinateur de rechange, et pour leur signifier mon agacement. (C’est bien dit, hein ? C’était ça ou « Les insulter de chacal graphomane à cerveau lobotomisé valant pas mieux qu’une blatte domestique, et que je sais pas ce qui me retient de les étrangler avec leurs tripes. ») Bref, j’explique à la personne que j’ai au téléphone que je ne comprends pas pourquoi il faut que je leur téléphone, pour qu’ils téléphonent au technicien, pour que le technicien me téléphone, et m’informe qu’une autre personne va m’envoyer des étiquettes… Et la personne à qui je parle commence à s’énerver elle aussi en me disant que ce n’est pas parce que je n’arrive pas à comprendre le fonctionnement du S.A.V. de Saturn qu’il n’a pas sa raison d’être. Sur quoi, je commence à être passablement irritée, et je leur dit que leur cuisine interne m’intéresse peu, du moment que mon ordinateur est réparé rapidement… A quoi la personne me répond : « Non mais moi aussi, ce que vous me racontez ne m’intéresse pas ! »

PARDON ? Vous n’êtes pas précisément payés pour me répondre ? Pour trouver des solutions ? Pour être un minimum aimable ? Je sais que vous n’êtes pas responsables de la politique de l’entreprise, mais dans ce cas soit vous me passez quelqu’un de responsable, soit vous supprimer  la possibilité pour les utilisateurs de parler à qui que ce soit.

Conclusion : éviter Saturn à tout prix. Aller à la Fnac, plutôt. J’imagine que ces mollusques décérébrés ne sont pas allés si loin dans leur raisonnement et que le concept du « long terme » (comme dans « si on n’est pas aimables et efficaces à court terme, on va perdre des clients à long terme ») leur échappe complètement. Boulets.

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On surnomme HKU « le réfrigérateur », à cause de l’usage démesuré qu’il y est fait de l’air conditionné. Il fait souvent entre 16°C et 21°C à l’intérieur, pour plus d’une trentaine de degrés à l’extérieur.

Oui, chaque fois que je passe une porte, je me prends, au bas mot, un choc thermique de 10 degrés en pleine poire.


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