A quelques pas de là…

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Quelques remarques entendues au Mc Do, et mon commentaire.

Il y a pas mal de choses qui m’énervent en ce moment. A croire qu’il y a une sorte de course à la bêtise. Un concours de celui-celle qui dira ou fera la chose la plus bête, je ne sais pas. Et pour être franche, j’ai du mal à détermine le-a vainqueur-e. 

Entendu dans un McDo aujourd’hui :

Ils vont partir quinze jours. Ils font le Cambodge, le Vietnam, l’Indochine…

Quelqu’un lui a dit que l’Indochine n’existait plus depuis 1954 ? Et même, que l’Indochine n’a jamais existé en dehors du règne colonial français ? Je ne sais pas si c’est de l’ignorance ou de la bêtise. Et je dois même avouer que je ne sais pas ce que je préférerais.

C’est vachement à la mode de se faire l’Asie, en ce moment.

Moi, ma main se ferait bien ta tête, face de quetsche. On ne se « fait pas » un pays, a fortiori un continent. On visite, on découvre, on explore peut-être. On ne se « fait pas » une culture, des traditions, un peuple, un mode de vie comme on se fait un ciné le vendredi soir. On tâche de comprendre ce qui est à l’oeuvre pour revenir plus tolérant, plus ouvert et mieux informé. On ne va pas en Asie comme on va au zoo, pauv’ type. 

Moi, j’ai un pote, son rêve c’est de se faire faire un massage sexuel en Thaïlande, tu vois. (rires)

Ça s’appelle du tourisme sexuel, pauvre tache. Ça s’appelle exploiter la misère humaine. (Pour ceux qui y aurait échappé, mon article sur la Thaïlande devrait vous rafraîchir la mémoire.) Tout ça pour avoir un souvenir à raconter en rentrant, j’imagine. Après « s’être fait l’Indochine ». Lamentable. 

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Troisième et dernier jour à Chicago. 

Le soleil se lève sur la ville… Aujourd’hui, le programme est chargé ! Visite à l’Institut d’Art de Chicago, le Louvre local, visite du musée des sciences, tour en car pour découvrir le nord de la ville et petit tour tout à fait au sud pour découvrir l’Université de Chicago. Eh oui ! J’ai la sale manie de vouloir tout voir, tout faire, tout découvrir, et d’entraîner dans mon sillage les malheureux qui auraient décidé de voyager avec moi. 😉

Mais pour commencer, direction le métro : 

La visite de l’Institut d’Art se révèle très intéressante, tout comme celle du musée des sciences. Au sein de ce dernier, j’ai notamment pu admirer une véritable Ford T et un authentique sous marin allemand datant de la Deuxième Guerre mondiale ! Nous avons aussi fait tout un tas d’expérience rigolote, prévues pour des enfants de 10 ans mais qui nous ont intéressé et/ou fait rire.

Le tour en car est moins intéressant, en partie parce que, exténués, nous nous endormons après une demi-heure…! La visite du campus de l’Université de Chicago s’effectue sous une pluie torrentielle et nous contraint à abandonner la partie et à remonter rapidement dans le bus. Au cours du trajet de retour, nous avons tout de même remarqué que tout au long du trajet, les seules personnes à monter ou descendre du bus étaient Noires. Ce qui nous a conduit à un débat sur les politiques américaines de discrimination positive, la pauvreté des Afro-Américains, et le faible accès à l’Université des minorités. Avec une remarque pertinente de mon ami : « Mais enfin, tu ne vas pas me dire que ça leur plaît, à tous, d’habiter loin du centre ville, au milieu de nulle part, dans un quartier constitué exclusivement de Noirs ?! » Certes.

De retour, nous avons rejoint le Pier pour nous restaurer de hot dogs ! Etats-Unis obligent… 

Vous me croirez si vous voulez, mais c’était vachement bon ! C’est au cours de notre promenade que nous avons appris pourquoi Chicago était surnommée « Windy City ». Contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas parce que la ville est très « venteuse », en anglais « windy ». C’est parce qu’au moment de célébrer le 400ème anniversaire de l’arrivée de Christophe Colomb, l’Etat fédéral voulait organiser une exposition sur le modèle de l’Exposition Universelle de Paris (pour laquelle avait été construite la Tour Eiffel). Les villes de New York, Washington et Chicago étaient en compétition, et c’est finalement Chicago qui remporta le droit d’organiser l’exposition. Cette victoire n’aurait été permise, de l’avis de journalistes new-yorkais, que par le lobbying intensif des politiciens « verbeux » de Chicago, en anglais « windy » également, qui auraient réussi à embobiner les décideurs de la Maison Blanche. 

« Venteuse » ou pas, cette ville est quand même particulièrement jolie :

Une mention spéciale pour la drôle de prison : le bâtiment triangulaire de la photo ci-dessus. C’est une des rares prisons à ne pas avoir été construite avec des barreaux aux fenêtres. En effet, les fenêtres sont trop étroites pour permettre le passage de quiconque. Ce choix permet, d’après l’architecte, de construire des cellules avec de grandes fenêtres, à hauteur d’homme donc plus lumineuses, et donc de rendre un peu plus humain le passage en prison.

Avant de rentrer à l’hôtel et de nous préparer pour le vol du retour, nous passons admirer le Cloud Gate, la porte des nuages, surnommé « le haricot » par les habitants. Cette « sculpture » surprenante, en particulier vue du dessous, a participé à la renommée de Chicago au même titre que la Tour Eiffel a participé à celle de Paris :

Un passage à la fontaine aux mille visages, surnommée ainsi car elle est constituée de plein de petits écrans, qui s’allument à intervalle réguliers pour former le visage d’habitants de Chicago, représentés en train de cracher : 

Et il est temps de rentrer. Nous nous endormons, fourbus, à minuit, avec l’intention de nous réveiller à 2h pour attraper notre vol de 5h du matin. Enfin… Ca, c’était la théorie. Dans la pratique, je me suis réveillée au milieu de la nuit, étonnée que le réveil n’ait pas déjà sonné, et étonnée même de me réveiller alors que je ne devais avoir que 2h de sommeil… Un coup d’oeil au réveil, puis un : « AARRGHHHH !! Réveille-toi ! Il est 5h !! » Course, appel surtaxé, attente de 25 minutes au téléphone et gros stress, pour finalement apprendre que United Airways, la compagnie que nous avions fini par choisir même si ses vols était $50 plus chers, nous trouverait gratuitement de la place dans n’importe quel avion si nous nous présentions au comptoir sous deux heures. 

Course vers le métro car l’aéroport est loin, et deux heures, ça fait juste. La suite de notre voyage se passera sans encombre et nous atterrirons sous le soleil californien douze heures plus tard : épuisés, mais heureux.

Notre second jour à Chicago.

9h. Le réveil qui nous tire difficilement des bras de Morphée nous rappelle également brutalement à la réalité. Loin des photos alléchantes de leur site internet, les chambres de l’Inn of Chicago sont tristement communes. 

Cependant, cette publicité de toute évidence mensongère n’aura pas suffit à entamer notre enthousiasme. Au programme d’aujourd’hui, deux visites à pied de Chicago. La fantastique Chicago Architecture Foundation propose en effet, moyennant une vingtaine de dollars, des tours guidés à travers la ville. Ces tours durent entre une heure trente à trois heures et permettent de découvrir les joyaux de l’architecture de Chicago et de mieux comprendre en quoi ces structures de verre et d’acier étaient révolutionnaires et presque même… belle ! Ils sont tous animés par des bénévoles, passionnés d’architecture et pour avoir suivi deux tours de trois heures je peux vous assurer qu’ils valent le détour ! C’est ainsi que nous nous familiarisons avec les bâtiments anciens, tels que le Rockery Building, construit en 1888.

Notre guide de nous a expliqué qu’à l’époque des débuts de l’électricité, la puissance des ampoules ne permettait pas d’éclairer une pièce. Il était donc vital de construire un maximum de fenêtre, et de penser l’architecture du bâtiment de façon à faire entrer un maximum de lumière. C’est ainsi que beaucoup de bâtiments étaient construits en forme de U, de E ou de carré évidé (un O, mais carré), c’est-à-dire avec quatre côtés et une cour intérieur. Parfois, comme dans le cas du Rockery Building,  le bâtiment était construit en forme de carré évidé, mais afin que les promoteurs immobiliers puissent rentabiliser leur investissement et avoir plus d’espace à louer, les architectes « remplissaient » la cour intérieure. Ils concevaient en effet un rez-de-chaussé avec un plafond de verre, comme le montre la photo ci-dessus.

Nous avons également appris à mieux connaître des bâtiments beaucoup plus modernes, comme la Trump Tower, du nom du milliardaire américain Donald Trump. 

Lorsque la construction a commencé, cette tour devait être la plus haute du monde. Finalement, après les attentats du 11 septembre sur les tours jumelles du World Trade Center, les plus hautes tours des Etats-Unis, Donald Trump a décidé de revenir sur sa décision et de construire une tour qui soit légèrement plus petite que la Sears Tower, qui redevenait l’édifice le plus haut du pays…

Le bâtiment qui m’a le plus plu était le James Thompson Center : 

 

Pour l’architecte, ce bâtiment représentait la démocratie. Tout devait donc être transparent et visible, y compris les mécanismes de l’ascenseur et des escalators. Les gens , tout comme l’information, devaient pouvoir circuler librement, sans mur ni parois entre les bureaux. Ce système s’est vide avéré intenable pour les fonctionnaires qui y travaillaient, et ils ont rapidement demander la construction de murs. Mais je trouve que l’idée est très chouette, et pour une fois qu’un architecte a une vision claire et un idéal qui s’exprime à travers ce qu’il imagine, je trouve que ça mérite d’être souligné. 🙂

Notre premier jour à Chicago. 

Il est 6h du matin lorsque nous atterrissons à Chicago, après deux vols mouvementés et pas beaucoup de sommeil. Notre premier réflexe ? Nous débarrasser de nos bagages à la réception de l’hôtel, et filer vers un café/restaurant/ « diner » à l’américaine nommé Lou Mitchell’s pour le petit déjeuner. En regardant autour de nous, nous commençons à comprendre pourquoi tant de gens font grand cas de l’architecture de Chicago :

Nous passons également devant la Water Tower, ou château d’eau. Construit en 1869, le château d’eau est l’un des plus anciens bâtiments de Chicago. Il est aussi l’un des seuls à ne pas avoir brûlé dans le Grand Incendie qui a ravagé la ville en 1871. En regardant cette « monstruosité châtelaine avec des boîtes de poivres collées un peu partout » (de l’avis d’Oscar Wilde) on peut deviner ce à quoi ressemblait la ville avant la reconstruction.

Le petit déj’ avalé (pour parenthèse, j’ai mangé la meilleure pancake de toute ma vie !), nous filons direction la Willis Tower :

Du haut de ses 442 mètres (pour comparaison, la Tour Eiffel mesure 324m), cet édifice fut longtemps le plus haut bâtiment du monde, surpassant même les tours jumelles du World Trade Center de New York. L’aventure de la Sears Tower commence en 1969, lorsque l’entreprise Sears décide de rassembler ses 350 000 employés sous un même toit. Elle fait alors appel à un groupe d’architectes parmi les plus visionnaires de l’époque : Skidmore, Owings et Merrill et leur confie l’érection du bâtiment sur un périmètre limité, dans un quartier de Chicago en plein développement, et qui deviendra rapidement le centre des affaires de la ville. Les architectes concluent rapidement à l’impossibilité de construire une tour qui soit suffisamment haute pour accueillir tous les employés, tout en étant suffisamment stable pour résister au vent. Ils imaginent alors un système ingénieux :

Une structure tubulaire à étage multiple. Différentes tours viendront flanquer la tour principale, « s’arrêtant » avant elle afin de lui assurer l’assise et la stabilité nécessaire sur plusieurs étages. De cette façon, seule une vingtaine d’étage culmine au-dessus des autres tours. La prise au vent s’en trouve donc considérablement réduite. Le titre de « plus haut édifice du monde » fut ravi à la Sears Tower par la tour Taipei 101 de Taiwan, construite en 2004 et culminant à 449m. Les années passant, l’entreprise Sears décida de sous-louer de plus en plus d’étage, afin de faire face à des coûts grandissants. Elle évacua totalement le bâtiment en 1992 puis le vendit. En 2009, un groupe londonien, le Willis Group Holdings, décida de louer la majorité du bâtiment. On lui accorda donc le droit de rebaptiser la tour en « Willis Tower ».

La vue depuis le haut de la Willis Tower est impressionnante :

Nous nous dirigeons ensuite vers le « Pier » pour le déjeuner, ainsi qu’une croisière sur le lac Michigan. Chicago se trouve en effet au bord de l’un de ces Grands Lacs, tellement vaste que l’on se croirait en face d’un océan.

Infatigables malgré une arrivée matinale, nous enchaînons avec une balade à vélo autour du lac :

Tous en songeant, rêveurs, au fait que de l’autre côté du lac, c’est déjà le Canada…

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Deuxième jour à Yosemite et trajet du retour.

8h : réveil en fanfare par deux de mes camarades qui s’ennuient fermement depuis 7h du mat’. Je bougonne, je bougonne, puis décide de me terrer dans la « salle de douche », histoire de cuver ma mauvaise humeur. Toujours fidèle à son nom de marque, le « Yosemite Bug Rustic Mountain Resort » ne s’est pas embarrassé de détail lors de la conception de la salle de bain : une dalle de béton pour le sol, trois panneaux de bois pour la séparation, un trou dans le sol et d’un pommeau en alu. Bien. 

P’tit déjeuner (deux toasts et deux oeufs au plat) avalé en speed, je reprends le volant et nous conduis à nouveau à l’intérieur de Yosemite Park. 

La destination d’aujourd’hui, ce sont les Bridalveil Falls, les chutes du voile de la mariée. La tribu amérindienne des Ahwahnichis croyait que s’y cachait l’esprit vengeur Pohono, dont le nom signifie « l’esprit du vent qui souffle ». Pohono gardait l’entrée de la vallée de Yosemite, et frappait de malheur quiconque oserait regarder les chutes en face. Paradoxalement, quiconque inhalerait la brume émanant des chutes améliorerait ses chances de se marier. 

Après une courte randonnée d’une vingtaine de minutes sur sol plat (oui, c’est ça, une promenade, en fait ^^)…

… nous voici en face de ces jolies chutes d’eaux, et du charmant paysage qui les entoure : 

Puis, il est temps de repartir. Nous décidons de nous arrêter pour prendre des photos de la vallée depuis « Valley Floor Point » (?? Il n’est mentionné nulle part, et à l’heure actuelle, je me demande toujours s’il existe vraiment, ou si la copine à tendance j’étale-ma-confiture qui voyageait avec nous a inventé ce point d’observation de toutes pièces…). Bref, officielle ou pas, la vue était quand même très jolie. Du coup j’ai bien été obligée de lui pardonner :

Enfin, dernier arrêt photo avant la route du retour : Tunnel View Point. Au loin, sur la droite, vous pouvez apercevoir le Demi Dôme, que nous avons admiré hier. Au premier plan, toujours sur la droite, les Bridalveil Falls dont nous revenons tout juste. Sur la gauche, El Capitan, le plus gros bloc de granite du monde, que nous avions vu en arrivant. (NB : N’oubliez pas que vous pouvez cliquer sur la photo pour l’agrandir.)

C’est la tête pleine de belles images, les poumons remplis d’un air frais et les yeux pétillants d’excitation face à tant de belles choses que nous grimpons dans la Ford (une p’tite photo ? ;)). 

Comptez encore 480 kilomètres pour aller rendre la voiture, puis 160 de plus pour rentrer chez nous avant de considérer ce voyage achevé. L’impression qui domine est celle d’un voyage très fatiguant, avec beaucoup de route pour peu de temps sur place. Napa fut une déception pour moi, mais j’ai été ravie de découvrir Yosemite sous le soleil. J’avais l’envie d’y retourner depuis Mars, où nous avions tenté d’y passer quelques jours. Malheureusement, une tempête de neige nous avait bloqués à 85 km de là, sans électricité pendant toute la durée de notre séjour… Mais ceci une autre histoire… 😉

Arrivée à Yosemite.

Quatrième jour dans le nord. (Alors oui, effectivement, il manque le jour 3. Mais sachant que la journée a été occupée à parcourir 3 km à pieds, puis 30 km à vélo, je me suis dit qu’on n’allait peut-être pas épiloguer là-dessus… On sent l’aigreur transparaître dans mes propos, ou pas ?)

11h30 : départ pour Yosemite. Le nom de Yosemite lui-même (Yo-sé-mi-ti en anglais) serait une transcription d’un nom  indiens signifiant « le grizzli ». (D’où le titre de mes articles. Et la lumière fut.)

[Petit intermède musical:] « 380 km en voiture sur des routes de montagnes, ça use, ça use… » [Fin du petit intermède musical.]

16h : Enfin arrivés ! L’une des premières choses qu’il nous soit donné d’admirer est « El Capitan », le plus groc bloc de granite du monde. Et pratiquement en face, se trouvent les chutes de Yosemite (Yosemite Falls). (NB : Vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir de plus près.)

Yosemite Falls, Yosemite, CATout est immense, et contempler ces reliefs me fait me sentir toute petite. La nature est magnifique et j’écarquille les yeux pour ne pas en perdre une miette. 

Après un arrêt photo qui semble durer des heures parfaitement justifié (je voyage avec des Asiatiques, ne l’oublions pas ! ^^) nous entamons notre première randonnée : les Chutes Printanières, ou Vernal Falls. Tout au long du chemin, ce ne sont que cascades, rochers et séquoias immenses.

 De petits animaux sont également de la partie :

       

La route est escarpée et très pentue pour moi qui n’aie pas l’habitude de marcher, mais le jeu en vaut la chandelle ! Après 2h de marches, les Vernal Falls) se dressent enfin devant nous. Les gouttelettes qui nous parviennent, voile brumeux, font du bien à nos corps échauffés.

18h : A ma demande, nous ne gravissons pas les escaliers qui montent au sommet. En effet, à 50 km des Vernal Falls, se trouve Glacier Point, « l’une des vues les plus spectaculaires de la nation » d’après le guide Michelin. Comme il est déjà tard et que j’ai vraiment très envie de voir Glacier Point avant le coucher du soleil, nous reprenons notre voiture. (Vous voulez une photo de la Ford, ou ça ira ? ^^)

20h : arrivée à Glacier Point après une heure de sinueuse route de montagne. Le guide n’a pas menti, le panorama est extraordinaire est le soleil qui se couche rend les choses presque surnaturelles. 

Nous avons en particulier une vue incroyable sur le Demi Dôme (Half Dome), un rocher aux proportions et à la forme hors du commun, résultat de l’effondrement d’une partie du dôme complet. 

20h30 : nous quittons Yosemite pour « Yosemite Bug Rustic Mountain Resort », où nous allons passer la nuit. 

La route du retour fut un tout petit peu perturbée (oh, si peu) par des feux de forêts allumés volontairement par les gardes forestiers. Cette pratique, qui consiste à brûler des « langues de terres » de quelques mètres de large sur plusieurs mètres de long, est censé protéger la forêt. En effet, en cas de feu accidentel, la présence de terre complètement brûlée à intervalles réguliers empêcherait le feu de se propager au-delà. Les dommages collatéraux associés à cette pratique est que sur une vingtaine de kilomètres, les routes de montagne, sinueuses s’il en est, sont complètement enfumées. Les phares ne sont pratiquement d’aucun intérêt et la visibilité est réduite au minimum. J’étais au volant, et j’avoue avoir eu très peur de louper le prochain virage et de finir dans le fossé…

22h30 : arrivée à « Yo Bug Rustic Resort ». Notre logement pour la nuit est une « Cabine Tente ». On ne savait pas très bien à quoi s’attendre ; on a rapidement été fixé. Il s’agit, littéralement, d’une tente, posée sur une large plaque de bois. 

Pas de chauffage, pas d’eau, une seule ampoule au plafond et une seule prise électrique. Quatre lits aux quatre coins de la pièce. Au moins, on ne les attaquera pas pour publicité mensongère : c’est effectivement « rustique ».

Mais nous sommes tous trop fatigués pour nous plaindre. Après un dîner gastronomique au Burger King, nous tombons tous dans un profond sommeil. A demain !

Un p’tit verre, deux p’tits verres, trois p’tits verres… 

Ah, le doux son du réveil après une trop courte nuit… ! Ce n’est finalement qu’à 10h, après avoir appuyé 12 fois sur le bouton « répéter cette alarme dans 5 minutes » que nous nous sortons de nos lits. La tête dans les chaussettes, il nous faut pas moins d’une heure supplémentaire avant d’être finalement prêts à partir.

11h30 : 26 kilomètres de plus, et nous voilà arrivés chez « V. Sattui », un petit vignoble charmant de la vallée de Napa. La dégustation s’effectue autour d’un bar relativement bondé (popularité oblige) : $5 pour 5 verres de vins, à choisir parmi une vingtaine.

Qualité des vins : 2,5/5. Je ne suis pas une grande connaisseuse et m’oriente naturellement vers des vins sucrés et sirupeux, qui, à deux exceptions près, étaient absents de la carte de V. Sattui. Ses vins blancs était plus acides, et ses vins rouges naturellement forts en tannins, donc difficiles pour moi.

Nous avons ensuite acheté saucisson, pain et fromage au petit marché attenant à la salle de dégustation, et improvisé un pique-nique, à l’ombre des arbres et des murs de pierre du bâtiment principal.

Ambiance et atmosphère : 3/5. Un cadre agréable et ombragé, un personnel aimable, une cave en sous-sol où sont exposés les tonneaux contenant les vins en court de fermentation, et quelques vieux outils autrefois utilisés pour presser le raisin. 

Seul bémol : le prix de la nourriture. $2.95 la baguette, ça défie toute concurrence.

14h : départ pour Sterling Vineyards, un vignoble sur les hauteurs, accessible après un court trajet en télécabine. Le prix est de $20 pour le trajet et la dégustation de cinq vins. Une fois là-haut, un arrêt à une première « station » nous permet de déguster un premier vin blanc. Puis, notre verre en main, nous nous promenons à l’intérieur du bâtiment en suivant un circuit fléché, destiné à nous faire découvrir la fabrication du vin chez Sterling Vineyards. Quatre autres « stations » espacées tout au long du parcours nous permettent de déguster les vins au fil de notre promenade.

Qualité des vins : 1/5. Je n’ai pas aimé ces vins-là du tout. Trop acides ou aigres pour les blancs, trop de tannins et trop « rapeux » pour les rouges. 

Ambiance et atmosphère : 3/5. Jolie idée que celle de nous faire déguster les vins au fil d’un parcours pré-établi, expliquant précisément leur fabrication. En revanche, le côté « industriel » des bâtiments ôte une partie de son charme à la promenade, et au vignoble en général. Une note particulière pour le personnel agréable, qui n’a pas hésité à remplacer un vin que je n’aimais vraiment pas par un vin qui ne faisait pas partie de la liste officielle. 

Troisième et dernier vignoble : Vincent Arroyo. Un vignoble hors des sentiers battus, recommandé à une des copines par une de ses connaissances (z’avez suivi ?). Une petite bâtisse d’aspect ordinaire, au milieu d’un jardin : on a presque l’impression d’être chez quelqu’un. La dégustation de cinq vins est gratuite, et nous avons choisi de déguster nos vins à l’extérieur, autour de la table de bois au milieu du jardin. L’homme qui nous a servi était un passionné de la France, qui a vanté les mérites de mon pays aux copains avec lesquels je voyageais, leur enjoignant de se rendre en France. « Voir la France et mourir », a-t-il dit. 

Qualité des vins : 1/5. Aussi sympathique que ce monsieur soit, je n’ai pu m’empêcher de faire la grimace à chaque verre. Son erreur a peut-être aussi été de nous servir un blanc et quatre rouges, et des rouges « de caractère ». Puisque la connaissance de la copine trouve cet endroit fabuleux, je me dis que c’est plus à recommander aux amateurs de vins rouges (Merlot et Cabernet Sauvignon) qu’aux néophytes comme nous. 

Ambiance et atmosphère : 2/5. Rien à signaler. C’est propret, mignon, mais rien qui sorte de l’ordinaire non plus. 

Après cette journée bien remplie, nous quittons la vallée de Napa pour la vallée de Sonoma, ou plus précisément Santa Rosa, 30 kilomètres au sud ouest. C’est là qu’est né Charles Schulz, le créateur de Snoopy ! Les statues de Snoopy, Charlie Brown et le petit oiseau Woodstock peuplent les rues et me donnent l’occasion de prendre la pose à côté du chien le plus stylé de la planète. ^^ 

Bilan de la journée : une expérience à Napa un peu décevante. Il y a quelques mois, j’avais passé une journée à Temacula et j’avais trouvé les vins de meilleure qualité. (Je recommande en particulier Calloway, un vignoble en haut d’une colline, où j’ai dégusté un excellent Gewurztraminer et des vins « à dessert » qui avait un goût de jus de fruit !) De façon générale, les vignobles de Temacula m’ont parus moins « chics » mais plus authentiques, moins célèbres mais plus agréables et plus accessibles. 

Mais encore une fois, ce n’est que mon avis… 🙂


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